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		<title>Planification fiscale des successions et donations en Suisse</title>
		<link>https://plaw.ch/planification-fiscale-des-successions-et-donations-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:50:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
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					<description><![CDATA[Anticiper la transmission de son patrimoine est une étape incontournable pour en garantir la pérennité. En Suisse, la fiscalité liée aux transferts d'actifs à titre gratuit, que ce soit de son vivant ou pour cause de mort, est régie par un système complexe. Entre les règles de rattachement des actifs, de répartition des dettes et  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Anticiper la transmission de son patrimoine est une étape incontournable pour en garantir la pérennité. En Suisse, la <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">fiscalité liée aux transferts d&rsquo;actifs à titre gratuit</a>, que ce soit de son vivant ou pour cause de mort, est régie par un système complexe. Entre les règles de rattachement des actifs, de répartition des dettes et les récentes réformes cantonales, une planification fiscale sur mesure est indispensable.</p>
<p>Découvrez dans cet article les mécanismes fondamentaux de l&rsquo;impôt sur les successions et les donations, ainsi que les leviers légaux pour les réduire.</p>
<h2>Les fondements de l&rsquo;assujettissement : Domicile et rattachement économique</h2>
<p>Pour comprendre où et comment un transfert de patrimoine sera imposé, il faut d&rsquo;abord analyser les critères de rattachement. La fiscalité suisse s&rsquo;appuie sur deux éléments principaux :</p>
<ul>
<li><strong>Le rattachement personnel (assujettissement illimité) :</strong> Le principe de base veut que le canton de domicile du donateur ou du défunt soit compétent pour prélever l&rsquo;impôt sur les donations / successions des biens mobiliers (actions, liquidités, œuvres d&rsquo;art, etc.) transmis.</li>
<li><strong>Le rattachement économique (assujettissement limité) :</strong> La détention d&rsquo;un bien immobilier crée un lieu d&rsquo;imposition spécifique au lieu de l&rsquo;immeuble. Ainsi, le canton où est localisé un immeuble (immeuble locatif, appartement, maison, etc.) est compétent pour prélever l&rsquo;impôt sur les donations / successions en lien avec cet immeuble. Pour une analyse approfondie de ces enjeux dans le contexte d&rsquo;une détention indirecte, lire notre article <a href="https://plaw.ch/detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe/">SIAL ou PPE : quelle structure fiscalement optimale ?</a></li>
</ul>
<h2>Deux modes de transmission avec des conséquences fiscales différentes</h2>
<p>Comme indiqué les actifs peuvent être transmis entre vifs (donations) ou pour cause de mort (succession). Il est fondamental de comprendre que les conséquences fiscales de ces deux modes de transmission peuvent différer :</p>
<ul>
<li><strong>Donation</strong> : un ou plusieurs actifs sont transmis entre vifs. Chaque donation est analysée séparément. Pour chaque donation, il convient de déterminer quel canton est compétent pour prélever l&rsquo;impôt sur les donations, à savoir le lieu de situation pour les immeubles ou le domicile du donateur pour les biens meubles (liquidités, titres, etc.). Il convient ensuite de déterminer le montant de l&rsquo;impôt éventuellement dû, notamment en fonction du degré de parenté.</li>
</ul>
<p>Par exemple, une donation de titres effectuée par des parents domiciliés à Lausanne (VD) à leur fille domiciliée à Genève (GE) serait imposable à Lausanne (VD). Le taux de l&rsquo;impôt serait de 7 % (taux maximum), avec une franchise de CHF 300&rsquo;000 par parent et par année.</p>
<p>À noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une « fausse » franchise : si une donation de CHF 301&rsquo;000 est effectuée, l&rsquo;impôt est dû sur l&rsquo;intégralité des CHF 301&rsquo;000 et non uniquement sur CHF 1. Cette franchise est valable pour les donations effectuées depuis le 1er janvier 2025, avant la franchise s&rsquo;élevait à CHF 50&rsquo;000 par personne et par année en ligne directe.</p>
<p>À l&rsquo;inverse, une donation d&rsquo;un appartement situé à Verbier (VS), d&rsquo;une valeur de CHF 5&rsquo;000&rsquo;000, par des parents domiciliés à Lausanne (VD) à leur fille domiciliée à Genève (GE), ne sera soumise à aucun impôt sur les donations, le Valais étant compétant pour taxer la donation de l&rsquo;immeuble et celui-ci exonérant les donations en ligne directe descendante (parents-enfants).</p>
<ul>
<li><strong>Succession :</strong> la succession est ouverte simultanément dans tous les lieux de rattachements, à savoir au lieu de domicile du défunt ainsi que tous les lieux de situation des immeubles. Ainsi une succession sera ouverte simultanément au lieu du domicile (par exemple Lucerne) et au lieu de situation de l&rsquo;immeuble (par exemple Schwyz). Schwyz ne prélevant ni impôt sur les donations, ni l&rsquo;impôt sur les successions, l&rsquo;on pourrait être tenté de croire que tout impôt sur les successions pourrait être évité en attribuant par testament (par exemple legs préciputaire) l&rsquo;immeuble à Schwyz aux frères et sœurs, cousins, etc. ne bénéficiant pas d&rsquo;un taux de 0%, s&rsquo;ils recevaient des biens meubles imposables au domicile du défunt. Ceci n&rsquo;est (malheureusement) pas le cas et constitue un des pièges principaux des planifications successorales. En cas de successions, tous les bénéficiaires sont imposables pour leur quote-part de la succession dans tous les lieux de rattachement. En d&rsquo;autres mots, si l&rsquo;immeuble Schwyzois attribué par le défunt par testament à son cousin représente 50% de la succession, alors ledit cousin sera également soumis à un impôt sur les successions à Lucerne, à concurrence de 50% de la succession. L&rsquo;arrêt du tribunal fédéral du 2 juin 2017 (2C_415/2017) illustre parfaitement cette mécanique.</li>
</ul>
<h2>Les dettes, cet outil de planification fiscale sous-estimé</h2>
<p>Un transfert de patrimoine entre vifs ou pour cause de mort n&rsquo;obéit pas aux mêmes règles fiscales, dès qu&rsquo;il existe des dettes. En fonction du montant des dettes et des cantons impliqués, la différence de charge fiscale entre une donation et une succession peut être significatif.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin-bottom:20px;">
<thead>
<tr>
<th style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;background:#f5f5f5;text-align:left;"><strong>Caractéristique</strong></th>
<th style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;background:#f5f5f5;text-align:left;"><strong>Donation</strong></th>
<th style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;background:#f5f5f5;text-align:left;"><strong>Succession</strong></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;"><strong>Méthode de calcul</strong></td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">Répartition dite « objective ».</td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">Répartition proportionnelle (selon la localisation des actifs).</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;"><strong>Traitement de la dette</strong></td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">La dette hypothécaire reprise par le donataire est déduite de la valeur de l&rsquo;immeuble transmis.</td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">La dette (y.c. hypothécaire) est répartie entre les différents fors d&rsquo;imposition au prorata des actifs bruts localisés.</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;"><strong>Conséquences fiscales</strong></td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">L&rsquo;impôt sur les donations est prélevé sur l&rsquo;enrichissement net découlant de la transmission du bien immobilier au tarif du canton de localisation de l&rsquo;immeuble.</td>
<td style="border:1px solid #cccccc;padding:10px 12px;">L&rsquo;impôt sur les successions est prélevé sur l&rsquo;enrichissement net découlant de la transmission par voie successorale à chaque for d&rsquo;imposition au tarif des différents fors d&rsquo;imposition.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Par exemple, si un contribuable domicilié à Genève (GE) donne un immeuble localisé dans le Canton de Vaud à sa fille, l&rsquo;éventuelle hypothèque reprise par sa fille au moment de la donation, vient en diminution de la valeur de l&rsquo;immeuble. Ainsi, si l&rsquo;estimation fiscale du chalet vaudois est de CHF 1&rsquo;000&rsquo;000 et l&rsquo;hypothèque de CHF 800&rsquo;000, alors l&rsquo;assiette de calcul de l&rsquo;impôt sur les donations sur le chalet vaudois sera de CHF 0, ((CHF1&rsquo;000&rsquo;000 x 0.8) &#8211; CHF 800&rsquo;000). En effet, la base de calcul pour l&rsquo;impôt sur les donations correspond à 80% de l&rsquo;estimation fiscale en vertu de l&rsquo;art 23 LMSD. Les dettes reprises par le donataire sont attribuées de manières objective, de sorte qu&rsquo;elle vienne en déduction de la valeur du bien donné. Ceci est logique dans la mesure où le donataire est uniquement enrichi, si la valeur de l&rsquo;immeuble dépasse le montant des dettes reprises. Dans le cas d&rsquo;espèces, la donation serait exemptée de tout impôt sur les donations. A noter que l&rsquo;administration fiscale peut procéder à une révision de l&rsquo;estimation fiscale au moment de la donation. Il sied de soulever que dans un cas pareil, le donataire ne serait pas enrichi et donc se poserait la question de savoir si la transaction constitue (fiscalement) une donation ou une vente. Ceci dépasserait le cadre de la présente publication et il est renvoyé à l&rsquo;arrêt du Tribunal fédéral 9C_22/2024 du 21 mars 2025, en particulier c. 5.2.2.2.</p>
<p>Dans la constellation inverse, à savoir pour un contribuable domicilié à Lausanne (VD) qui souhaite transmettre son chalet à Verbier (VS) à sa fille, il est fiscalement plus intéressant de le transmettre par succession que par donation. En effet, le Canton du Valais exempte les donations en ligne directe, tandis que le Cantons de Vaud les impose au taux maximum de 3.5% (+ une part communale facultative correspondant au maximum à 100% de l&rsquo;impôt cantonal). A Lausanne (VD), le taux maximum de l&rsquo;impôt sur les successions est de 7% en ligne directe. Si le chalet à Verbier est donné à la fille, l&rsquo;hypothèque est, comme indiqué supra, rattachée au bien donné. A l&rsquo;inverse, si le chalet est transféré par voie successorale, la dette hypothécaire est ventilée entre le domicile du défunt et les différents fors fiscaux selon les actifs bruts localisés de la succession. Il en découle qu&rsquo;une partie de la dette hypothécaire est attribuée au domicile du défunt, in casu Lausanne (VD). Suivant la composition du patrimoine du défunt, ceci peut permettre de diminuer l&rsquo;impôt sur les successions ! Si le chalet représente la moitié des actifs de la succession et que l&rsquo;autre moitié est constituée de meubles ou immeubles imposables au domicile du défunt, alors la moitié de la dette hypothécaire sera attribuée au Canton de Vaud. Dans notre exemple, l&rsquo;économie fiscale serait de CHF 400&rsquo;000 * 7%, à savoir CHF 28&rsquo;000. A noter que cet exemple a été simplifié. En pratique, une franchise de CHF 1 mio s&rsquo;applique par héritier en cas de succession, puis les taux sont progressifs, pour les décès intervenus dès le 1er janvier 2025.</p>
<h2>Concubinage : Comment transmettre des biens à son partenaire sans se marier ?</h2>
<p>Toutes les législations cantonales exemptent les époux d&rsquo;impôts sur les successions et donations. Mais ceci n&rsquo;est pas le cas pour les concubins. Dans certains cantons (p.ex. Vaud et Genève), les concubins sont considérés comme des tiers par les législations fiscales et subissent des taux d&rsquo;imposition prohibitifs (54.6 %, dès CHF 100&rsquo;000 à Genève). Quand le mariage ou le déménagement dans des cantons à la fiscalité plus douce ne sont pas des options envisageables, deux stratégies principales sont possibles :</p>
<p><strong>1. L&rsquo;acquisition d&rsquo;un bien immobilier :</strong> l&rsquo;achat d&rsquo;un immeuble dans un canton exemptant les concubins permet de changer les règles du jeu. Récemment, le Canton du Valais a modifié sa législation pour ne plus imposer les donations entre concubins. Donner de son vivant un immeuble situé en Valais (par exemple le chalet à Verbier) à son concubin permet ainsi un transfert de valeur exempt de droit de donation, si les conditions sont remplies. Notre équipe spécialisée en <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-immobiliere-a-geneve/">fiscalité immobilière</a> peut vous accompagner dans la structuration d&rsquo;une telle opération.</p>
<p><strong>2. La prévoyance (LPP et 3ème pilier) :</strong> La <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">prévoyance professionnelle</a> suisse (2ème pilier, piliers 3A &amp; 3B) ne tombe pas dans la masse successorale. En vertu de l&rsquo;art. 20a LPP, le concubin peut être bénéficiaire d&rsquo;une rente ou du capital dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;enfants communs ou d&rsquo;une vie commune d&rsquo;au moins 5 ans et si le règlement de la caisse de pension le prévoit. A noter que certaines caisses requièrent une désignation formelle du concubin comme bénéficiaire à cet effet. Bien que ce capital soit soumis à un impôt sur le revenu au moment du versement, les taux sont drastiquement plus bas (environ 9 % dans les cantons de Vaud et Genève), offrant une alternative extrêmement performante à une succession « classique », à savoir une transmission par voie successorale ou de donation.</p>
<h2>FAQ &#8211; Vos questions fréquentes sur la fiscalité du patrimoine</h2>
<p><strong>L&rsquo;impôt sur les successions existe-t-il dans tous les cantons suisses ?</strong> Non. Si la majorité des cantons imposent les successions (avec des barèmes variant selon le lien de parenté et Genève imposant les transferts entre tiers à 54,6%), certains cantons comme Schwyz et Obwald n&rsquo;appliquent aucun impôt sur les successions, ni sur les donations, quel que soit le degré de parenté.</p>
<p><strong>Un étranger domicilié dans le canton de Vaud paie-t-il les mêmes impôts sur la succession ?</strong> Le canton de Vaud prévoit un allégement fiscal spécifique pour les ressortissants étrangers, s&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais exercé d&rsquo;activité lucrative (travail) sur le territoire suisse. Dans ce cas ils peuvent bénéficier d&rsquo;un abattement de 50 % sur l&rsquo;impôt de succession en vertu de l&rsquo;art. 36 LMSD.</p>
<p><strong>Les avoirs de la caisse de pension (LPP) font-ils partie de l&rsquo;héritage ?</strong> Non. Les capitaux de la <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">prévoyance professionnelle</a> (LPP) ne suivent pas les règles de la succession civile. Ils sont attribués aux bénéficiaires désignés (p. ex. un concubin) en dehors de la masse successorale (cf. ATF 129 III 305, C. 2.1) et bénéficient d&rsquo;une imposition distincte et généralement très allégée (impôt sur le revenu).</p>
<p><em>Cédric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue. Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
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		<title>Société de capitaux ou raison individuelle : laquelle choisir  ?</title>
		<link>https://plaw.ch/societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 14:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
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					<description><![CDATA[Le lancement d’une activité commerciale en Suisse soulève une question centrale : celle de savoir si l’activité doit être exploitée directement par l’entrepreneur (raison individuelle) ou par le truchement d’une société de capitaux (SA/Sàrl).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-1"><p><em>Le lancement d’une activité commerciale en Suisse soulève une question centrale : celle de savoir si l’activité doit être exploitée directement par l’entrepreneur (raison individuelle) ou par le truchement d’une société de capitaux (SA/Sàrl). La réponse dépend de plusieurs critères, dont l’examen fait l’objet de la présente contribution.</em></p>
<h2>La question préalable déterminante d’un point de vue fiscal</h2>
<p>L’analyse doit d’abord s’affranchir des tableaux comparatifs des différentes formes juridiques pour se concentrer sur une question unique, qui résume l’essentiel de la problématique fiscale : le bénéfice net de l’activité est-il supérieur au train de vie de l’entrepreneur ?</p>
<p><strong>Dans la négative</strong> : Le bénéfice de l’activité est inférieur ou égal au train de vie de l’entrepreneur de sorte que la raison individuelle est parfaitement adaptée et la constitution d’une société de capitaux n’apporte fiscalement que peu de plus-value, jusqu’à une éventuelle vente. Il n’en demeure pas moins que la <a href="https://plaw.ch/expertise/creation-de-societe/">constitution d’une société de capitaux</a> peut faire sens pour limiter la responsabilité de l’entrepreneur au capital investi et dans l’optique de réaliser un gain en capital exonéré au moment de la vente de l’entreprise.</p>
<p><strong>Dans l’affirmative </strong>: Le bénéfice généré par l’activité étant supérieur au train de vie de l’entrepreneur, la constitution d’une société de capitaux peut, dans untel cas, présenter un intérêt fiscal important. Elle permet en effet à l’entrepreneur de laisser au sein de la société la partie du bénéfice qui n’est pas nécessaire à la couverture de son train de vie, afin de la thésauriser et de la réinvestir dans son entreprise ou d’autres projets.</p>
<p>La SA/Sàrl est soumise à l’<a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-des-personnes-morales/">impôt sur le bénéfice</a>, dont le taux est de l’ordre de 14 % dans le canton de Vaud et de 14,7 % dans le canton de Genève. À titre de comparaison, si ce bénéfice était directement imposé auprès de l’entrepreneur, celui-ci pourrait être soumis à un taux d’imposition sur le revenu pouvant atteindre 41,5 % à Lausanne (VD) et environ 43 % à Genève, auquel s’ajoutent les cotisations AVS (taux maximum 10%).</p>
<p>La société de capitaux permet ainsi de différer l’impôt sur le revenu de la partie du bénéfice qui n’est pas destinée à financer le train de vie de l’entrepreneur, tout en lui permettant de réinvestir ces bénéfices dans son activité ou dans d’autres projets.</p>
<p>Prenons, par exemple, le cas d’un médecin dont le train de vie s’élève à CHF 100’000 par an, alors que son activité génère un bénéfice de CHF 1’000’000. Exploitée en raison individuelle, cette activité est soumise à l’<a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">impôt sur le revenu</a> ainsi qu’aux charges sociales sur l’intégralité du bénéfice réalisé, soit CHF 1’000’000, y compris sur les CHF 900’000 qui ne sont pas nécessaires à la couverture du train de vie et qu’il souhaite thésauriser. La charge fiscale totale, AVS comprise, sera d’environ CHF 500&rsquo;000 ((CHF 1&rsquo;000&rsquo;000 – (CHF 1&rsquo;000&rsquo;000 * 10%)) * 43%). Notre entrepreneur, après couverture de son train de vie et de ses impôts, ne pourra réinvestir qu’environ CHF 400&rsquo;000 (CHF 1&rsquo;000’000-500’000-100&rsquo;000).</p>
<p>C’est précisément à ce niveau que la constitution d’une société de capitaux peut présenter un intérêt fiscal. Les bénéfices qui demeurent au sein de la société sont en effet soumis à l’impôt sur le bénéfice, dont le taux est de l’ordre de 14,7 % à Genève, plutôt qu’au taux marginal applicable à un revenu élevé dans le cadre d’une entreprise individuelle, qui peut atteindre environ 43 % à Genève (+ 10% AVS). Admettons que notre entrepreneur se verse un salaire annuel de CHF 140&rsquo;000, pour parvenir à un revenu net après impôt d’environ CHF 100&rsquo;000, comme dans notre exemple supra, alors la société réalisera un bénéfice brut de CHF 860&rsquo;000 (CHF 1&rsquo;000&rsquo;000 – CHF 140&rsquo;000) débouchant sur une charge fiscale de l’ordre de CHF 130&rsquo;000 (CHF 860&rsquo;000 * 14.7%). La société de capitaux aura ainsi la possibilité de réinvestir CHF 730&rsquo;000 (CHF 860’000-130&rsquo;000), soit un peu moins du double (CHF 730&rsquo;000 vs. CHF 400&rsquo;000) que si notre entrepreneur avait été organisé en raison individuelle.</p>
<p>Sur une période de dix à vingt ans, l’écart de charge fiscale ainsi généré et donc le montant que l’entrepreneur peut réinvestir peut représenter plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions de francs, selon le niveau et l’évolution des bénéfices. Dans notre exemple la différence représente CHF 3.3 mio sur 10 ans, respectivement CHF 6.6 mio sur 20 ans… (hypothèses : bénéfice et charges fiscales constantes)</p>
<p>Il convient toutefois de préciser que le recours à une personne morale pour exercer une activité commerciale ne permet pas, en soi, de supprimer l’impôt sur le revenu, ni les charges sociales. Il permet principalement de différer leur exigibilité, jusqu’à leur distribution à l’entrepreneur sous forme de salaire, bonus ou de dividende. Dans certains cas une vente ultérieure des actions de la société de capitaux peut permettre réaliser un gain en capital exonéré d’impôt sur le revenu et de charges sociales.</p>
</div><div class="fusion-text fusion-text-2"><h2>L’impôt sur la fortune : l’angle mort</h2>
<p>L’attention des entrepreneurs se porte fréquemment uniquement sur l’impôt sur le revenu et les charges sociales. L’impôt sur la fortune peut cependant présenter une charge récurrente importante, surtout cumulée sur de longues périodes.</p>
<p>En raison individuelle, les actifs nets comptables (à savoir les actifs moins les dettes) s’ajoutent directement à la fortune imposable de l’entrepreneur. Il convient de noter que les dettes peuvent être réparties entre plusieurs cantons, si le contribuable exerce son activité, dans un autre canton que son canton de domicile.</p>
<p>Les actions appartenant à la fortune « privée » d’un contribuable sont évaluées selon la méthode dite « des praticiens », codifiée dans la circulaire de la Conférence Suisse des impôts n o 28 du 28 août 2008. Sans entrer dans le détail technique, cette méthode tient compte des bénéfices réalisés par la société pour déterminer la valeur des titres. Plus le bénéfice de la société est important, plus la valeur fiscale des actions est élevée, de sorte que la fortune imposable de l’entrepreneur augmente également.</p>
<p>Dans certains cantons et sous réserve du respect de certaines conditions, cette augmentation de l’impôt sur la fortune peut être mise en échec par le rattachement des actions à la fortune commerciale du contribuable : la fortune commerciale « optée ». Ce choix emporte certains désavantages, tels que l’imposition du gain en capital lors de l’aliénation ultérieur des titres ou l’imposition du gain en capital latent lorsque le contribuable quitte définitivement la Suisse. Il convient de préciser à cet égard que cette option ne peut être exercée que dans la déclaration fiscale de l’année d’acquisition d’une participation d’au moins 20% des titres d’une société de capitaux.</p>
<p><em>Conclusion intermédiaire : la société de capitaux est souvent avantageuse au regard de l’impôt sur le revenu et des charges sociales, mais peut entraîner une augmentation de la charge d’impôt sur la fortune. Ces deux composantes doivent être estimées conjointement avant toute décision, même si la réduction de l’impôt sur le revenu compense en règle générale largement l’augmentation de l’impôt sur la fortune.</em></p>
<h2>Le retrait des avoirs de prévoyance professionnelle (LPP) en vue du lancement d’une activité commerciale</h2>
<p>Les entrepreneurs envisagent fréquemment de retirer leurs avoirs de <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">prévoyance professionnelle (LPP)</a> afin de financer le lancement de leur activité commerciale. Un tel retrait constitue effectivement un motif légal de versement des avoirs. Il n’est toutefois autorisé que si l’activité commerciale est exploitée sous la forme d’une raison individuelle ou d’une société de personnes.</p>
<p>La loi prohibe en effet tout retrait destiné à financer la constitution d’une société anonyme ou une société à responsabilité limitée. Il est néanmoins envisageable de débuter son activité sous la forme d’une raison individuelle, puis de la <a href="https://plaw.ch/expertise/restructuration-dentreprise-a-geneve/">transformer à terme en société de capitaux (SA ou Sàrl)</a>. A noter qu’une option pour la fortune commerciale ne sera en principe plus possible lors de la transformation de la raison individuelle en société anonyme ou société à responsabilité limitée.</p>
<p>Par conséquent, préalablement au retrait des avoirs LPP, il importe de s’assurer que l’entreprise individuelle ou la société de personnes constitue la forme juridique appropriée, à tout le moins pour le lancement de l’activité.</p>
<h2>La situation particulière des travailleurs domiciliés dans un autre canton ou à l’étranger</h2>
<p>Selon le lieu d’exercice de l’activité lucrative et celui du domicile, la structure juridique retenue pour l’exploitation de l’activité peut avoir un impact sur le lieu d’imposition.</p>
<p>En raison individuelle, l’imposition intervient au lieu d’exercice de l’activité commerciale et ce indépendamment du lieu du domicile de l’entrepreneur. A l’inverse, lorsqu’un entrepreneur exerce son activité par le truchement d’une SA/Sàrl et qu’il se verse un salaire, il est en principe imposé à son domicile.</p>
<p>Un entrepreneur domicilié dans le Canton de Vaud et exerçant dans le Canton de Zoug cherchera naturellement à être imposé à Zoug. Il aura ainsi tendance à privilégier la raison individuelle. Dans une situation inverse (domicile à Zoug et activité dans le Canton de Vaud), le même entrepreneur choisira une SA/Sàrl pour s’assurer que son revenu sera imposé à Zoug et non dans le Canton de Vaud.</p>
<p>Il existe toutefois des exceptions à ces principes. Ainsi, un frontalier domicilié en France et employé par une société de capitaux ayant son siège dans le canton de Genève sera imposé à la source à Genève. Si l’employeur a son siège dans le canton de Vaud, le même frontalier sera imposé en France !</p>
<p>En conclusion, il est impératif de tenir compte des conséquences fiscales lors du choix de la forme juridique et du siège de l’entreprise.</p>
<h3>La prévoyance professionnelle : un avantage souvent sous-estimé de la société anonyme</h3>
<p>En raison individuelle, la prévoyance professionnelle n’est pas obligatoire. L’indépendant demeure libre de cotiser ou non à cette assurance, étant précisé que son choix d’affiliation est limité : soit la caisse de pension de son association professionnelle, soit celle de ses employés, s’il en occupe.</p>
<p>En société de capitaux, l’actionnaire est souvent également employé. Le cas échéant, il doit être <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">assuré à la LPP</a>, à tout le moins pour la partie du salaire devant obligatoirement faire l’objet d’une couverture LPP. Il pourra choisir la caisse LPP de son entreprise librement et ne sera en principe pas limité à celle de son association professionnelle.</p>
<p>La LPP étant tellement sophistiquée, ce point mérite un développement distinct. Veuillez vous référer à notre <a href="https://plaw.ch/la-prevoyance-professionnelle-lpp-un-levier-fiscal-et-economique-souvent-sous-exploite/">publication dédiée à la LPP</a>.</p>
<p>En conclusion intermédiaire, le choix de la forme juridique a un impact sur le régime LPP applicable ainsi que le choix de la caisse.</p>
<h3>Synthèse</h3>
<table border="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="200"><strong>Situation</strong></td>
<td width="200"><strong>Raison individuelle</strong></td>
<td width="200"><strong>SA ou Sàrl</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Train de vie supérieur ou égal aux bénéfices</strong></td>
<td width="200">Idéal</td>
<td width="200">Inutilement complexe</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Épargne d’une partie des revenus</strong></td>
<td width="200">Coûteux</td>
<td width="200">Avantageux</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Impôt sur la fortune</strong></td>
<td width="200">Actifs nets comptables</td>
<td width="200">Potentiel goodwill (CSI 28)</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Utilisation des avoirs LPP au démarrage</strong></td>
<td width="200">Possible</td>
<td width="200">Interdit</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Travailleurs intercantonaux</strong></td>
<td width="200">Imposé au siège de l’entreprise</td>
<td width="200">Imposé au domicile</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Travailleurs frontaliers</strong></td>
<td width="200">Imposé en Suisse</td>
<td width="200">Variable selon siège</td>
</tr>
<tr>
<td width="200"><strong>Prévoyance professionnelle (LPP)</strong></td>
<td width="200">Facultatif, mais options limitées</td>
<td width="200">Obligatoire, mais en principe libre choix de la caisse</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
<h2>Questions fréquentes</h2>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-1 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-1 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-1 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-1 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-1 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-1 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-1 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-1 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle" href="#">Société de capitaux ou raison individuelle</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-1"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1077 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">La constitution d’une société anonyme présente-t-elle un intérêt lorsque des revenus élevés sont intégralement consommés ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:51:57+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1077" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1077" href="#collapse-1-1077" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">La constitution d’une société anonyme présente-t-elle un intérêt lorsque des revenus élevés sont intégralement consommés ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1077" aria-labelledby="faq_1-1077" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Sur le plan fiscal, cela est peu probable. Lorsque le train de vie absorbe l’essentiel des revenus, la raison individuelle est plus simple et tout aussi efficace. La SA ou la Sàrl présentent un intérêt d’un point de vue fiscal à partir du moment où l’entrepreneur souhaite réinvestir une partie de ses bénéfices.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1081 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">A combien se monte l’impôt sur le bénéfice d’une société anonyme ou d’une société à responsabilité limitée ayant son siège à Genève ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:03+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1081" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1081" href="#collapse-1-1081" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">A combien se monte l’impôt sur le bénéfice d’une société anonyme ou d’une société à responsabilité limitée ayant son siège à Genève ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1081" aria-labelledby="faq_1-1081" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Le taux effectif s’établit à environ 15 %. Ce taux est nettement inférieur à celui de l’impôt sur le revenu qui frapperait les mêmes bénéfices s’ils étaient réalisés au titre de revenu de l’activité lucrative indépendante (10% d’AVS + environ 43% d’impôt sur le revenu pour un contribuable domicilié à Genève). C’est précisément cet écart qui crée l’avantage fiscal, lequel porte toutefois uniquement sur la part du bénéfice non distribuée. L’impôt sur le revenu n’est généralement pas supprimé, mais différé jusqu’à une distribution ultérieure. L’entrepreneur dispose donc de plus d’argent pour réinvestir !</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1084 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Le passage de la raison individuelle à la société anonyme demeure-t-il possible ultérieurement ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:09+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1084" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1084" href="#collapse-1-1084" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Le passage de la raison individuelle à la société anonyme demeure-t-il possible ultérieurement ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1084" aria-labelledby="faq_1-1084" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Oui. Une transformation est généralement possible à tout moment. Un démarrage en raison individuelle, motivé par exemple par le recours nécessaire aux avoirs LPP, n’exclut pas à terme un passage en société de capitaux. Il ne sera en revanche généralement plus possible d’opter pour que la participation fasse partie de la fortune commerciale « élective » de l’entrepreneur.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1087 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu’est-ce que la circulaire CSI 28 ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:14+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1087" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1087" href="#collapse-1-1087" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu’est-ce que la circulaire CSI 28 ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1087" aria-labelledby="faq_1-1087" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Il s’agit de la circulaire n° 28 de la Conférence suisse des impôts (CSI), du 28 août 2008, élaborée par une association de droit privé qui regroupe les directeurs des administrations fiscales cantonales ainsi que l’Administration fédérale des contributions.</p>
<p>Elle propose une méthode uniforme d’évaluation des titres non cotés en vue de leur imposition sur la fortune dans les divers cantons. La CSI 28 n’a pas force de loi. Le Tribunal fédéral lui reconnaît néanmoins une valeur pratique importante, considérant sa méthode comme en principe adéquate et fiable pour déterminer la valeur vénale des titres non cotés, tout en admettant que d’autres méthodes puissent être appropriées selon les circonstances.</p>
<p>La méthode repose principalement sur la rentabilité de la société et intègre ainsi une composante de goodwill. Plus les bénéfices sont élevés, plus la valeur fiscale des actions augmente.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1090 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la structure la plus favorable pour un entrepreneur travaillant dans un autre canton que celui de son domicile ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:20+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1090" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1090" href="#collapse-1-1090" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la structure la plus favorable pour un entrepreneur travaillant dans un autre canton que celui de son domicile ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1090" aria-labelledby="faq_1-1090" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Il n’existe pas de réponse universelle. Une analyse individualisée est indispensable. Selon la structure choisie, l’entrepreneur sera imposable à son domicile (SA/Sàrl) ou au lieu de son entreprise (RI). Suivant les cantons impliqués, le niveau du revenu ainsi que la situation familiale, la charge fiscale totale peut sensiblement varier selon la structure retenue.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1092 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la structure la plus favorable pour un entrepreneur domicilié en France et travaillant en Suisse ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:25+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1092" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1092" href="#collapse-1-1092" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la structure la plus favorable pour un entrepreneur domicilié en France et travaillant en Suisse ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1092" aria-labelledby="faq_1-1092" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Il n’existe pas de réponse universelle. Une analyse individualisée est indispensable, le choix de la structure pouvant permettre de maintenir une imposition en Suisse ou au contraire de la faire basculer en France. Suivant les cantons impliqués, le niveau du revenu ainsi que la situation familiale, la charge fiscale totale peut sensiblement varier selon la structure retenue.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1095 societe-de-capitaux-ou-raison-individuelle "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">La raison individuelle protège-t-elle le patrimoine personnel de l’entrepreneur en cas de faillite ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-09-01T14:52:30+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_1-1095" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-1" data-target="#collapse-1-1095" href="#collapse-1-1095" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">La raison individuelle protège-t-elle le patrimoine personnel de l’entrepreneur en cas de faillite ?</div></a></h4></div><div id="collapse-1-1095" aria-labelledby="faq_1-1095" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Non. En raison individuelle, l’entrepreneur répond de ses dettes professionnelles sur l’ensemble de son patrimoine. Seules la société à responsabilité limitée et la société anonyme peuvent en principe permettre de limiter la responsabilité de l’entrepreneur au capital social. Cette question dépasse toutefois le cadre de cette contribution et mérite une analyse juridique distincte.</p>
</div></div></div></div></div></div></div><div class="fusion-text fusion-text-3" style="--awb-margin-top:20px;"><p>Découvrez notre vidéo Youtube sur ce sujet : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DxE4NDTnD6c&amp;t=1s" target="_blank" rel="noopener">Raison Individuelle ou Société de Capitaux ? Le Choix de l&rsquo;Entrepreneur</a></p>
</div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La prévoyance professionnelle : un levier fiscal souvent sous-exploité</title>
		<link>https://plaw.ch/la-prevoyance-professionnelle-lpp-un-levier-fiscal-et-economique-souvent-sous-exploite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 14:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
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					<description><![CDATA[La prévoyance professionnelle obligatoire (LPP) est bien connue des dirigeants et travailleurs indépendants. Sa partie sur-obligatoire l’est beaucoup moins et pourtant, c’est elle qui concentre l’essentiel du potentiel d’optimisation fiscale.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-4"><p><em>La prévoyance professionnelle obligatoire (LPP) est bien connue des dirigeants et travailleurs indépendants. Sa partie sur-obligatoire l’est beaucoup moins et pourtant, c’est elle qui concentre l’essentiel du potentiel d’optimisation fiscale. Dès CHF 100’000 de revenu annuel, la différence entre une structuration au minimum légal et une planification aboutie peut représenter plusieurs centaines de milliers de francs de différence au moment de la retraite.</em></p>
<h2>LPP obligatoire vs sur-obligatoire : les bases</h2>
<p>La LPP ou prévoyance professionnelle repose sur la loi sur la prévoyance professionnelle<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 1985, soit il y a un peu plus de 40 ans et trouve son origine dans une modification constitutionnelle de 1972 prévoyant un système de retraite en suisse en trois “piliers”, à savoir l’AVS, la LPP et la prévoyance libre (aussi appelé 3ème pilier)<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p>“Le 3 décembre 1972, le peuple et les cantons ont accepté un article constitutionnel sur la prévoyance vieillesse, survivants et invalidité qui consacre le principe des trois piliers. Les prestations du premier pilier (prévoyance d&rsquo;Etat = AVS, AI et Prestations complémentaires) [<em>sic</em>] doivent couvrir les besoins vitaux dans une mesure appropriée alors que, complétant ces prestations, celles du deuxième pilier (prévoyance professionnelle = assurance-pensions) [<em>sic</em>] doivent permettre aux personnes âgées, aux survivants et aux invalides de maintenir leur niveau de vie antérieur de façon appropriée. II incombe au troisième pilier (prévoyance individuelle = économies, assurance privée) [<em>sic</em>] de compléter les mesures collectives des deux premiers piliers selon les besoins personnels”<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.</p>
<p>Au sein du deuxième pilier, la LPP distingue deux périmètres :</p>
<ul>
<li><strong>La prévoyance professionnelle obligatoire </strong>englobe la tranche de salaire annuel supérieure à CHF 26’640  et inférieure à CHF 90’720  (montants 2026<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>), soit une base de cotisation maximale de l’ordre CHF 64’000. Les taux de cotisation et le taux de conversion sont fixés par la loi, les rendements minima déterminés chaque année par le Conseil fédéral (2026 : 1,25%). Il s’agit du minimum légal. L’employeur ne peut y déroger à la baisse. Il peut toutefois prévoir un régime plus favorable pour ses employés.</li>
<li><strong>La prévoyance professionnelle sur-obligatoire </strong>concerne toute la prévoyance professionnelle mise en place volontairement par l’employeur et qui dépasse le minimum légal. Ce volet est à la libre appréciation des employeurs. C’est ici que les marges de manœuvre sont les plus larges: taux de cotisation pouvant atteindre dans certains cas</li>
</ul>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1983/797_797_797/fr" target="_blank" rel="noopener">https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1983/797_797_797/fr</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Message du Conseil fédéral à l&rsquo;Assemblée fédérale à l&rsquo;appui d&rsquo;un projet de loi sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (du 19 décembre 1975), FF 1976 I 117 (https://www.fedlex.admin.ch/eli/fga/1976/1_149_117_113/fr)</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Message du Conseil fédéral à l&rsquo;Assemblée fédérale à l&rsquo;appui d&rsquo;un projet de loi sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (du 19 décembre 1975), FF 1976 I 125</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Art. 5 OPP2 (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1984/543_543_543/fr" target="_blank" rel="noopener">https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1984/543_543_543/fr</a>).</p>
<p>35% du salaire assuré et potentiellement le libre choix de la stratégie d’investissement pour les employés.</p>
<p><strong>Point de bascule : </strong>dès CHF 150’000 de salaire annuel assuré LPP, plus de la moitié du salaire assurable bascule dans la sphère de la LPP sur-obligatoire. C’est là que se joue l’essentiel de la planification.</p>
<h2>Le plan 1e : une variante pour les hauts revenus</h2>
<p>Pour la partie du salaire dépassant environ CHF 136’080 (seuil 2026), le législateur a mis en place deux possibilité à choix pour les employeurs : i) le sur-obligatoire « standard » ou un mécanisme particulier : les plans 1<sup>e</sup>. Les plans 1<sup>e</sup> tirent simplement leur nom de la base légale y relative, à savoir l’art. 1e OPP2<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[5]</a>.</p>
<p>Dans le cadre des plans 1e, l’employé choisit librement sa stratégie d’investissement parmi au maximum 10 stratégies proposées par la caisse de pension (art. 1e al. 2 OPP2). L’assuré profite en intégralité de la performance du marché (moins les frais). En contrepartie :</p>
<p>• <strong>Plus de garantie de capital</strong> : si les marchés baissent de 10%, l’employé supporte pleinement cette perte.<br />
• <strong>Plus de réserve de fluctuation de valeur</strong>, vu que le capital n’est plus garanti. L’employeur ne supporte plus le risque d’investissements pour ces employés pour la partie du salaire assurée dans le cadre des plans 1e. Dès lors les apports à fonds perdus ne sont pas possibles pour les employeurs dans le cadre des plans 1e.<br />
<strong>• Primes d’assurance généralement plus basses</strong>, les assurés visés étant statistiquement moins exposés aux risques d’invalidité, s’agissant souvent d’emploi de bureaux. L’employeur et l’employé en profite généralement à parts égales.</p>
<p><strong>En résumé</strong>, tout plan 1e fait partie de la LPP sur-obligatoire, mais tout plan sur-obligatoire n’est pas nécessairement un plan 1e.</p>
<h2>Choisir la bonne caisse de pension : un enjeu décisif même en absence d’optimisation fiscale</h2>
<p>Le choix de la caisse de pension influe directement sur le capital accumulé à la retraite, aussi bien dans le cadre de la LPP obligatoire que la LPP sur-obligatoire, souvent bien plus que le montant des cotisations. Ceci découle de l’intérêt composé généré sur les avoirs de prévoyance, mécanisme central du système de prévoyance professionnelle helvétique. Ainsi, par le choix d’une caisse de pension avec des rendements plus élevés, l’employeur peut améliorer la retraite de ses employés, sans que cela n’augmente ses charges ! Cela semble somme toute assez logique : si une caisse de pension fait mieux fructifier les avoirs des employés que la moyenne, ces employés se retrouveront avec un avoir de prévoyance plus élevé. Vu les longues périodes de cotisation des employés (en principe 40 ans), l’impact peut être conséquent. Il faut toutefois comparer sur une longue période afin de constater une différence.</p>
<p>Exemple : un employé travaillant dans la même entreprise de ses 18 à 65 ans, avec un salaire de CHF 60 000 progressant de 1% par an, se retrouve en principe avec :</p>
<p>[5] Ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2) du 18 avril 1984, RS. 831.441.1</p>
<ul>
<li><strong> CHF 350 000 d’avoir retraite (environ) </strong>si son employeur choisit une caisse créditant le rendement minimum légal (1,25%, par hypothèse identique sur tout la période). La part des intérêts composés de l’avoir vieillesse accumulé se monte à 17.72%.</li>
</ul>
</div><div class="fusion-image-element " style="text-align:center;--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);"><span class=" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none"><a href="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP.png" class="fusion-lightbox" data-rel="iLightbox[88ad30005e40ad1863c]" data-title="La prévoyance professionnelle (LPP)" title="La prévoyance professionnelle (LPP)"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1194" height="593" alt="La prévoyance professionnelle (LPP)" src="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP.png" class="img-responsive wp-image-1040"fetchpriority="high" srcset="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP-200x99.png 200w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP-400x199.png 400w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP-600x298.png 600w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP-800x397.png 800w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-LPP.png 1194w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 1194px" /></a></span></div><div class="fusion-text fusion-text-5"><ul>
<li><strong> CHF 500 000 (environ) </strong>si l’employeur a opté pour une caisse de pension, créditant 2% de rendements supplémentaires que le rendement minimum légal en moyenne par année (3.25%%, par hypothèse identique sur tout la période). La part des intérêts composés de l’avoir vieillesse accumulé se monte à 41.75%, soit un peu moins de la moitié de l’avoir vieillesse accumulé sur la période.</li>
</ul>
</div><div class="fusion-image-element " style="text-align:center;--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);"><span class=" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-2 hover-type-none"><a href="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle.png" class="fusion-lightbox" data-rel="iLightbox[c962ad24b25d6512f84]" data-title="La prévoyance professionnelle" title="La prévoyance professionnelle"><img alt="La prévoyance professionnelle,LPP" decoding="async" width="1194" height="593" src="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle.png" alt class="img-responsive wp-image-1041"fetchpriority="high" srcset="https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-200x99.png 200w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-400x199.png 400w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-600x298.png 600w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle-800x397.png 800w, https://plaw.ch/wp-content/uploads/2026/07/La-prevoyance-professionnelle.png 1194w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 1194px" /></a></span></div><div class="fusion-text fusion-text-6"><p>Dans les deux exemples ci-dessus, les coûts pour l’employeur sont restés identiques. Il a simplement choisi une caisse de pension offrant des meilleurs rendements. Avec une rémunération moyenne de 4,49 % sur cinq ans, Profond<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[6]</a> a décroché en 2025 la première place parmi les fondations communes et collectives semi-autonomes, devant Ascaro<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[7]</a> (3,70 %) et Copré<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[8]</a> (3,35 %)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[9]</a>. Malheureusement, les employeurs ne peuvent en pratique choisir librement leur caisse de pension. Par exemple Profond requiert au minimum 10 employés, Ascaro 15 employés. Dès lors, les employeurs ne remplissant pas ce critère quantitatif ne pourront s’affilier auprès de ces dernières. Ils devront par conséquent se rabattre sur la Copré, sous réserve d’acceptation.</p>
<p>Les critères à analyser pour comparer les caisses sont principalement :</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[6]</a> <a href="http://www.profond.ch">www.profond.ch</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[7]</a> www.ascaro.ch</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[8]</a> www.copre.ch</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[9]</a> <a href="https://www.bilan.ch/story/caisses-de-pension-les-laureats-du-grand-classement-2025-553565156053">https://www.bilan.ch/story/caisses-de-pension-les-laureats-du-grand-classement-2025-553565156053</a>, visité pour la dernière fois le 1<sup>er</sup> juin 2026.</p>
<ul>
<li><strong> Taux de rémunération des avoirs </strong>(rendement crédité sur les avoirs de prévoyance de chaque assuré année après année)</li>
<li><strong> Taux technique : </strong>le pronostic de la caisse sur ses rendements futurs. Un taux technique bas favorise les rachats.</li>
<li><strong> Taux de couverture : </strong>la capacité de la caisse à honorer ses engagements si tous les assurés partaient en retraite à l’instant T. Un taux de couverture élevé réduit le risque pour les assurés de voir leur avoir de prévoyance réduit lors d’un assainissement ou une réduction des rendements pour renflouer la caisse.</li>
<li><strong> Taux de conversion : </strong>le coefficient de conversion du capital de prévoyance en rente payée mensuellement. Il est fixé à 6,8% dans l’obligatoire ; libre dans le sur-obligatoire.</li>
<li><strong> Frais administratifs et de gestion : </strong>Il s’agit des coûts de fonctionnement des caisses de pension, supportés en principe de manière paritaire par les employés et les employeurs. Ces frais varient selon les caisses de CHF 62 à CHF 400 par employé et par an. Il est conseiller de comparer les frais aux rendements passés des caisses, bien que les rendements passés n’offrent aucune garantie quant aux rendements futurs. A titre d’exemple la COPRE a des frais parmi les plus élevés, avec CHF 396 par assuré et par an, mais a généré ces dernières années des rendements supérieurs à la moyenne.</li>
</ul>
<h3>La part patronale</h3>
<p>L’employeur est légalement tenu de prendre à sa charge au minimum 50% des cotisations versées à la caisse de pension (art. 66 al. 1 LPP). Il est libre d’augmenter cette part jusqu’à 100%, voir au-delà. Une part patronale LPP supérieure à 50% permet, à rémunération brute égale d’augmenter le salaire net, sans augmenter les cotisations sociales (hors LPP). A rémunération nette égale, cela permet de faire baisser les cotisations sociales (hors LPP). Ceci dans la mesure où les cotisations sociales sont calculées sur le salaire brut et non le salaire net. En d’autres mots, l’augmentation de la part patronale LPP est un des leviers d’optimisation fiscale au sens large, car il permet à l’employeur et l’employé de réduire leurs charges sociales.</p>
<p>Il convient toutefois de tenir compte des restrictions de nature fiscale quand l’employé est également actionnaire de la société. Les administrations fiscales considèrent que dès que les cotisations patronales excédent 2/3 (en lieu et place de 50%) l’actionnaire-employé bénéficie d’une prestation appréciable en argent, sauf si d’autres employés, non actionnaires, bénéficient du même traitement ou d’un traitement plus favorable. Certains conseillers auraient ici le reflexe, justifié, d’argumenter que l’employé-actionnaire exerce une fonction de cadre et que partant une différenciation au niveau des plans LPP avec ses employés est possible et défendable. Ce mode de réflexion ne prête globalement pas flanc à critique, mais n’est généralement rejeté par les administrations fiscales, si l’actionnaire-employeur est seul dans « son » plan et ce même en présence d’une collectivité virtuelle. Une collectivité effective avec des tiers non-actionnaires est impérative. A minima un autre groupe d’employés doit bénéficier d’une part patronale dans les mêmes proportions, c’est-à-dire un niveau de cotisations patronales égal ou supérieur en pourcentage à celui de l’employé-actionnaire.</p>
<h2>Les réserves de cotisations employeurs (art. 331 al. 3 CO)</h2>
<p style="text-align: justify;">Tout employeur peut constituer une réserve de cotisations employeur (“RCE”), correspondant à un paiement anticipé de sa part patronale à la caisse de pension. Cette réserve porte exclusivement sur la part patronale des cotisations, donc à l’exclusion de la part “employé”. Son montant est plafonné à cinq fois le montant annuel des cotisations patronales. A titre d’exemple, si une Sàrl emploie une personne avec un Salaire assuré de CHF 100’000, que le taux d’épargne est de 10% et la réparition des cotisations 50/50, alors la part patronale annuelle se monte à CHF 100’000 * 10% * 50% = CHF 5’000. Le montant maximal de la RCE est par conséquent 5 x 5’000 = CHF 25’000.</p>
<p style="text-align: justify;">Les fonds versés sont affectés de manière définitive et irrévocable à la LPP: aucun remboursement n&rsquo;est possible. Le seul usage autorisé de cette réserve consiste au paiement des cotisations patronales. En d’autres mots, l’employeur peut consituter une réserve une année (N) et l’année suivante (N+1) puisser dans cette même réserve pour s’acquiter de sa part partronale. Comme indiqué ceci concerne uniquement la part patronale. Ainsi, l’Employeur devra dans tous les cas transférer la part des cotisations afférentes aux employés (“part employé”) à la caisse de pension.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la caisse, la RCE peut être placé selon la même stratégie d&rsquo;investissement que les autres avoirs de la caisse et rémunéré au même titre que les avoirs vieillesses des assurés (intérêts). Ce type de placement peut généréer des rendement conséquent selon la stratégie de placement choisie, mais implique un risque de volatilité au moment de l&rsquo;utilisation des fonds, dans la mesure où certaines caisses exigent que les actifs soient réalisés (vendus) au moment de l’utilisation de la RCE pour le paiement de la part patronale, en lieu et place d’une jeux d’écritures comptables.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan fiscal, les versements à la RCE sont en principe déductibles du <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-des-personnes-morales/">bénéfice imposable de l&rsquo;entreprise</a>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une des rares exceptions admises au principe de périodicité. En effet, ce mode de procéder permet de déduire en année N la part patronale des années N+1 à N+6. Il s’agit d’une déduction d’une charge future généralement proscrite en droit fiscal. Finalement, certains cantons autorisent sous conditions la déduction fiscale des versements effectués après la fin de l’exercice commercial. Les conditions varient selon les cantons, mais peuvent être schématisées comme suit: 1) versements effectués avant le dépôt de la déclaration fiscale de l’année N, 2) que la preuve de paiement soit jointe à la déclaration d’impôts, 3) le versement intervienne avant l&rsquo;approbation des comptes de l’année N. Le délai pour effectuer le versement varie selon les cantons : jusqu&rsquo;à 6 mois après la date de cloture des comptes à Genève, Berne, Fribourg et Vaud, et jusqu&rsquo;à 7 mois en Valais.</p>
<h2>La réserve de fluctuation de valeur</h2>
<p>La réserve de fluctuation de valeur (« RFV ») constitue un mécanisme central de gestion des risques dans les institutions de prévoyance. Sa fonction est d’absorber les fluctuations des marchés financiers et de préserver l’équilibre financier de la caisse face à la volatilité des actifs. Le niveau cible de la RFV est fixé par la caisse en fonction de la stratégie de placement adoptée : plus l’allocation stratégique comporte des actifs risquée (càd plus la part d’actions est élevée), plus la RFV doit être importante. La RFV découle directement du principe de garantie du capital des assurés, caractéristique du système de prévoyance professionnelle suisse. En effet, les assurés quittent, en principe, leur caisse de pension avec leur avoir de vieillesse (constitué par les cotisations épargnes prélevées sur les salaires) augmenté des intérêts. Ce capital leur est versé en une fois ou mensuellement sous forme de rente, soit une combinaison des deux. Les risques de placement, tels que les fluctuations sur les marchés boursiers, les variations de taux d’intérêt ou les risques de change, ne sont pas directement supportés par les assurés, mais par l’institution de prévoyance elle-même. Lorsque la situation financière de l’institution se détériore malgré cette réserve, l’employeur peut être appelé, à titre subsidiaire, à participer aux mesures d’assainissement prévues par la législation et les règlements applicables. Ces mesures peuvent encore plus subsidiairement s’étendre aux assurés.</p>
<p>La RFV est financée principalement par les rendements des avoirs de prévoyance et, le cas échéant, par des apports de l’employeur. En d’autres mots, tant que la RFV n’est pas entièrement constituée, la performance financière réalisée chaque année par la caisse n’est pas créditée en intégralité aux employés; une partie est alloué à la RFV. La RFV agit ainsi comme un « coussin de sécurité » destiné à renforcer la capacité de résistance de la caisse et à réduire le risque de sous-couverture.</p>
<p>L’employeur peut effectuer des versements volontaires à la réserves de fluctuation de valeur. Ces versements constituent des apports à fonds perdus de l’employeur à la caisse de pension. Les employeurs ne peuvent donc le récupérer ou l’affecter au paiement de la part patronale des cotisations (contrairement à la réserve de cotisations employeurs). Ces versements ne sont pas soumis à cotisations sociales et sont déductibles de l’impôt sur le bénéfice sous certaines conditions.</p>
<p>Suivant le règlement de la caisse de pension et le nombre d’assurés dans le plan, la RFV est partiellement ou totalement dissoute lors du départ d’un ou de plusieurs assurés (p.ex. départ à la retraite ou changement de caisse). En choisissant une caisse de pension qui permet de récupérer « leur » partie de la RFV en cas de départ, les assurés profitent, à terme, de presque l’entier des rendements de leurs avoirs de prévoyance. Ceci est un avantage non négligeable vu les montants accumulés durant tout un parcours professionnel.</p>
<h2>Un outil d’optimisation fiscale redoutable</h2>
<p>Pour un travailleur indépendant ou un dirigeant réalisant plus de CHF 100’000 de revenu annuel, la LPP sur-obligatoire constitue l’un des rares mécanismes légaux permettant de réduire significativement <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune</a> et le charges sociales, tout en différant l’imposition.</p>
<p>La mise en place d’une <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">œuvre de prévoyance</a> pour le sur-obligatoire dédiée dans une fondation collective est possible même avec un seul employé, moyennant des avoirs de prévoyance suffisants. Elle permet de combiner :</p>
<ul>
<li><strong>Une allocation d’actifs personnalisée </strong>(jusqu’à 100% d’actions dans certaines configurations)</li>
<li><strong>Des rachats LPP importants, </strong>déductibles de l’impôt sur le revenu</li>
<li><strong>L’alimentation de réserves des réserves (RFV &amp; RCE)</strong> déductible du bénéfice imposable de l’employeur (avantage cotisations sociales, impôt bénéfice, impôt fortune)</li>
</ul>
<p><em>Conditions impératives : la structure doit respecter les principes d’adéquation, de collectivité, d’égalité de traitement et d’assurance. Ces conditions sont scrutinées par les <a href="https://www.ge.ch/organisation/direction-generale-administration-fiscale-cantonale">administrations fiscales cantonales</a>. Une structuration mal calibrée peut entraîner le rejet de la déduction, potentiellement assortie de l’impôt anticipé de 35%, de l’impôt sur le bénéfice, de l’impôt sur le revenu et des intérêts moratoires.</em></p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La LPP sur-obligatoire est un cadre juridique et fiscal dont la valeur réside dans la possibilité de réduire les cotisations sociales, de différer l’imposition (revenu et fortune) jusqu’à la sortie des fonds de la caisse de pension et de potentiellement payer moins d’impôts sur le revenu lors du prélèvement des avoirs LPP. Suivant la caisse de pension choisie, il est possible pour les employés de gérer eux-mêmes leurs avoirs dans un cadre défini.</p>
<p>Bien utilisée, la LPP permet à un entrepreneur réduire 1) les cotisations sociales, 2) l’impôt sur le bénéfice,3) son impôt sur la fortune et 4) l’impôt sur le revenu tout en ayant la possibilité de gérer plus ou moins activement ses avoirs LPP.</p>
<p>L’avantage fiscal est tel qu’un entrepreneur peut se retrouver, lors de sa retraite, avec fortune très importante, simplement parce qu’il a choisi une structure fiscalement efficace et qu’il a choisi une stratégie d’investissement en adéquation avec son profil.</p>
<p>Chaque situation étant différente, une analyse individualisée est indispensable pour déterminer la configuration optimale selon le profil du client, sa situation familiale, son horizon de retraite et ses objectifs patrimoniaux.</p>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-2 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-2 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-2 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-2 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-2 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-2 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-2 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-2 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".la-prevoyance-professionnelle-lpp" href="#">La prévoyance professionnelle (LPP)</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-2"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1004 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la différence entre la LPP obligatoire et la LPP sur-obligatoire ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:21:12+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1004" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1004" href="#collapse-2-1004" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la différence entre la LPP obligatoire et la LPP sur-obligatoire ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1004" aria-labelledby="faq_2-1004" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La LPP obligatoire couvre la tranche de salaire annuel comprise entre CHF 26’640 et CHF 90’720 (montants 2026), avec des taux de cotisation et un taux de conversion (6,8%) fixés par la loi. La LPP sur-obligatoire couvre tout ce que l’employeur met en place volontairement au-delà de ce minimum légal, avec des taux de cotisation pouvant atteindre 35% du salaire assuré et souvent un libre choix de la stratégie d’investissement. C’est cette partie qui concentre l’essentiel du potentiel d’optimisation fiscale.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1006 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">À partir de quel salaire la LPP sur-obligatoire devient-elle significative ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:21:19+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1006" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1006" href="#collapse-2-1006" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">À partir de quel salaire la LPP sur-obligatoire devient-elle significative ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1006" aria-labelledby="faq_2-1006" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Dès CHF 150’000 de salaire annuel assuré, plus de la moitié du salaire assurable bascule dans la sphère sur-obligatoire. C’est à ce niveau de revenu que la <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">structuration de la prévoyance professionnelle</a> prend tout son intérêt fiscal.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1009 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu’est-ce qu’un plan 1e et à partir de quel seuil y a-t-on accès ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:21:25+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1009" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1009" href="#collapse-2-1009" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu’est-ce qu’un plan 1e et à partir de quel seuil y a-t-on accès ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1009" aria-labelledby="faq_2-1009" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Le plan 1e (art. 1e OPP2) est un mécanisme ouvert pour la partie du salaire dépassant environ CHF 136’080 (seuil 2026). L’employé choisit librement sa stratégie d’investissement parmi 10 stratégies au maximum proposées par la caisse, et profite en intégralité de la performance du marché, moins les frais.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1012 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quels sont les inconvénients d’un plan 1e par rapport au régime sur-obligatoire standard ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:21:55+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1012" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1012" href="#collapse-2-1012" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quels sont les inconvénients d’un plan 1e par rapport au régime sur-obligatoire standard ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1012" aria-labelledby="faq_2-1012" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Dans un plan 1e, l’employé ne bénéficie plus de garantie de capital : si les marchés baissent de 10%, il supporte pleinement cette perte. En contrepartie, les primes d’assurance sont généralement plus basses. Tout plan 1e fait partie de la LPP sur-obligatoire, mais l’inverse n’est pas vrai.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1014 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Pourquoi le choix de la caisse de pension est-il si important ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:22:03+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1014" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1014" href="#collapse-2-1014" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Pourquoi le choix de la caisse de pension est-il si important ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1014" aria-labelledby="faq_2-1014" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Le rendement crédité par la caisse influe directement sur le capital de retraite, souvent bien plus que le montant des cotisations, en raison de l’intérêt composé sur plusieurs décennies.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1017 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quels critères permettent de comparer objectivement des caisses de pension ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:22:38+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1017" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1017" href="#collapse-2-1017" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quels critères permettent de comparer objectivement des caisses de pension ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1017" aria-labelledby="faq_2-1017" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Cinq critères principaux : le taux de rémunération des avoirs, le taux technique (pronostic de rendements futurs), le taux de couverture (capacité à honorer ses engagements), le taux de conversion (montant versé mensuellement en fonction du capital, librement fixé dans le cadre de la LPP sur-obligatoire) et les frais administratifs, qui varient de CHF 62 à CHF 400 par assuré et par an selon les caisses.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1020 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu’est-ce qu’une réserve de cotisations employeur (RCE) et quel est son intérêt fiscal ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:22:43+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1020" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1020" href="#collapse-2-1020" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu’est-ce qu’une réserve de cotisations employeur (RCE) et quel est son intérêt fiscal ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1020" aria-labelledby="faq_2-1020" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La RCE (art. 331 al. 3 CO) permet à un employeur de payer sa part patronale par anticipation, dans la limite de cinq fois le montant annuel de ses cotisations patronales. Elle est en principe déductible du bénéfice imposable au moment du versement, même si elle finance des cotisations des années suivantes; une exception rare au principe de périodicité en droit fiscal suisse.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-1022 la-prevoyance-professionnelle-lpp "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Comment la LPP sur-obligatoire permet-elle de réduire la charge fiscale d’un dirigeant ou indépendant ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-07-17T14:22:51+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_2-1022" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-2" data-target="#collapse-2-1022" href="#collapse-2-1022" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Comment la LPP sur-obligatoire permet-elle de réduire la charge fiscale d’un dirigeant ou indépendant ?</div></a></h4></div><div id="collapse-2-1022" aria-labelledby="faq_2-1022" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La LPP et tout particulièrement la LPP sur-obligatoire permet de réduire l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune et les charges sociales tout en différant l’imposition. Ceci peut se faire par le biais de cotisations épargnes élevées, de rachats ou de versements aux réserves (RFV, RCE). La structure doit toutefois respecter les principes d’adéquation, de collectivité, d’égalité de traitement et d’assurance, sous peine de rejet de la déduction par les administrations fiscales. Une <a href="https://plaw.ch/expertise/prevoyance-professionnelle-a-geneve/">analyse individualisée</a> reste indispensable pour déterminer la configuration optimale selon le profil du client.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Détention immobilière en SIAL ou en PPE : quelle structure en Suisse ?</title>
		<link>https://plaw.ch/detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 09:01:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://plaw.ch/?p=844</guid>

					<description><![CDATA[Acquérir un bien immobilier en Suisse implique bien plus qu'un simple choix entre deux modes de détention : la propriété par étage (PPE) ou la société anonyme d'actionnaires-locataires (SIAL) impliquent une charge fiscale qui peut varier considérablement sur toute la durée de vie du patrimoine]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-3 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-7"><p>Acquérir un bien immobilier en Suisse implique bien plus qu&rsquo;un simple choix entre deux modes de détention : la propriété par étage (PPE) ou la société anonyme d&rsquo;actionnaires-locataires (SIAL) impliquent une charge fiscale qui peut varier considérablement sur toute la durée de vie du patrimoine. À travers un cas pratique, cette contribution illustre schématiquement les enjeux concrets pour tout contribuable, résident genevois ou vaudois, envisageant d&rsquo;acquérir, de transmettre ou de liquider un bien immobilier en détention dite « directe » (p.ex. PPE) ou « indirecte » (p.ex. SIAL). Notre équipe spécialisée en <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-immobiliere-a-geneve/">fiscalité</a><a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-immobiliere-a-geneve/"> immobilière</a> accompagne ces décisions au quotidien.</p>
<h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une SIAL et pourquoi ce véhicule existe-t-il en Suisse Romande ?</h2>
<p>La SIAL (société anonyme d&rsquo;actionnaires-locataires) est une société anonyme ordinaire au sens des art. 620 ss CO, dont les actionnaires sont également locataires d&rsquo;un logement propriété de la société. Son origine s&rsquo;explique simplement : avant le 1er janvier 1965, le droit suisse ne connaissait pas le régime de la PPE. Ce type de structure, que l&rsquo;on peut croiser à Genève ou dans certaines stations de ski vaudoises, a vu son statut fiscal spécial supprimé à l&rsquo;aube des années 2000 : une SIAL est aujourd&rsquo;hui traitée comme une société commerciale ordinaire, sans régime fiscal dérogatoire. Beaucoup de SIAL ont été liquidées lors de la suppression du statut fiscal spécial. D&rsquo;autres ont survécu ou ont été constituées depuis, et souffrent souvent d&rsquo;une charge fiscale latente importante, qui rattrapera tôt ou tard les actionnaires.</p>
<p>La détention en SIAL se traduit concrètement par l&rsquo;acquisition <strong>d&rsquo;actions d&rsquo;une SA/Sàrl</strong> et non d&rsquo;un lot PPE inscrit au registre foncier. Cette distinction, en apparence technique, génère des conséquences fiscales profondes à chaque étape du cycle de vie du bien.</p>
<h2>1. Acquisition : décrypter la charge fiscale latente</h2>
<p>Prenons le cas concret d&rsquo;un studio de 21 m² à Villars-sur-Ollon (VD) dont les actions sont proposées à CHF 115&rsquo;000. Le prix au m² (≈ CHF 5&rsquo;500) est sensiblement inférieur aux CHF 10&rsquo;000/m² observés pour une PPE comparable dans la même localité. Cet écart s&rsquo;explique en partie par la <strong>charge fiscale latente</strong> inhérente à la SIAL : pour « sortir » l&rsquo;appartement de la société et en devenir propriétaire direct, l&rsquo;actionnaire devra supporter plusieurs couches d&rsquo;imposition.</p>
<h3>Exemple de bilan de SIAL au 31.12.</h3>
<p>Pour appréhender ces calculs, le bilan de la SIAL constitue le point de départ indispensable. Les chiffres ci-dessous nous serviront d’illustration. Dans notre exemple, le studio représente 30 actions sur 1&rsquo;000, soit 3 % du capital-actions :</p>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="156"><strong>ACTIFS</strong></td>
<td width="156"><strong>CHF</strong></td>
<td width="156"><strong>PASSIFS</strong></td>
<td width="156"><strong>CHF</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="156">Liquidités (BCV Gestion)</td>
<td width="156">3&rsquo;630</td>
<td width="156">Créanciers</td>
<td width="156">15&rsquo;163</td>
</tr>
<tr>
<td width="156">Liquidités (BCV Travaux)</td>
<td width="156">2&rsquo;343</td>
<td width="156">Prêt hypothécaire</td>
<td width="156">123&rsquo;750</td>
</tr>
<tr>
<td width="156">Débiteurs</td>
<td width="156">39&rsquo;467</td>
<td width="156">Avances loyers actionnaires</td>
<td width="156">11&rsquo;184</td>
</tr>
<tr>
<td width="156">Actifs de régularisation</td>
<td width="156">10&rsquo;125</td>
<td width="156">Versements actionnaires transitoires</td>
<td width="156">36&rsquo;566</td>
</tr>
<tr>
<td width="156"><strong>Immeuble</strong></td>
<td width="156"><strong>1&rsquo;237&rsquo;844</strong></td>
<td width="156">Passifs de régularisation</td>
<td width="156">6&rsquo;357</td>
</tr>
<tr>
<td width="156"></td>
<td width="156"></td>
<td width="156"><strong>Créances actionnaires (LT)</strong></td>
<td width="156"><strong>739&rsquo;756</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="156"></td>
<td width="156"></td>
<td width="156">Capital social</td>
<td width="156">100&rsquo;000</td>
</tr>
<tr>
<td width="156"></td>
<td width="156"></td>
<td width="156">Réserve légale</td>
<td width="156">33&rsquo;000</td>
</tr>
<tr>
<td width="156"></td>
<td width="156"></td>
<td width="156">Bénéfices reportés</td>
<td width="156">159&rsquo;561</td>
</tr>
<tr>
<td width="156"></td>
<td width="156"></td>
<td width="156"><strong>Bénéfice </strong></td>
<td width="156"><strong>68&rsquo;072</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="156"><strong>Total Actifs</strong></td>
<td width="156"><strong>1&rsquo;293&rsquo;409</strong></td>
<td width="156"><strong>Total Passifs</strong></td>
<td width="156"><strong>1&rsquo;293&rsquo;409</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Reconstitution de la valeur vénale du studio depuis le prix des actions</h3>
<p>Pour déterminer la valeur de l&rsquo;immeuble, le prix d&rsquo;acquisition des actions sert de point de départ. Il convient d&rsquo;en retrancher les liquidités attribuables aux 30 actions (au prorata), et d&rsquo;y ajouter les fonds étrangers. Cette logique s&rsquo;explique simplement : la valeur des actions reflète les <strong>fonds propres</strong> de la société, non la valeur brute de l&rsquo;immeuble. Une SIAL ayant levé une hypothèque importante verra ses fonds propres, et donc la valeur de ses actions, mécaniquement comprimés, même si l&rsquo;immeuble sous-jacent vaut davantage.</p>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="312"><strong>Calcul de la valeur vénale du studio</strong></td>
<td width="312"><strong>CHF</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="312">Prix de vente des actions (30 actions)</td>
<td width="312">115&rsquo;000</td>
</tr>
<tr>
<td width="312">− Liquidités attribuables aux 30 actions (prorata)</td>
<td width="312">− 1&rsquo;667</td>
</tr>
<tr>
<td width="312">+ Fonds étrangers attribuables aux 30 actions (prorata)</td>
<td width="312">+ 27&rsquo;983</td>
</tr>
<tr>
<td width="312"><strong>= Valeur vénale du studio</strong></td>
<td width="312"><strong>141&rsquo;316</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Charge fiscale latente cumulée pour « sortir » l&rsquo;appartement de la SIAL</h3>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Composante fiscale</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF</strong></td>
<td width="208"><strong>Remarques</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">Impôt sur le bénéfice de la SIAL (14 %, réserve latente)</td>
<td width="208">16&rsquo;688</td>
<td width="208">Calcul itératif ; canton VD sans step-up</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Droits de mutation + notaire + registre foncier (~5 %)</td>
<td width="208">7&rsquo;900</td>
<td width="208">À charge de l&rsquo;acquéreur</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Impôt anticipé (35 %, art. 20 LIA)</td>
<td width="208">43&rsquo;743</td>
<td width="208">Potentiellement récupérable via procédure de déclaration (art. 24 al. 1 lit. c OIA), non garanti</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Impôt sur le revenu (PP, taux max. GE, résidente fiscale)</td>
<td width="208">33&rsquo;167</td>
<td width="208">Si actionnaire = personne physique (PP)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Impôt sur le bénéfice (PM, 14,7 %, siège GE)</td>
<td width="208">15&rsquo;919</td>
<td width="208">Si actionnaire = personne morale (PM)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Résultat net :</strong></p>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong> </strong></td>
<td width="208"><strong>Coût fiscal total</strong></td>
<td width="208"><strong>Liquidités nécessaires (si procédure de déclaration IA refusée)</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">Personne physique (résident GE, taux max.)</td>
<td width="208"><strong>CHF 57&rsquo;755</strong></td>
<td width="208">CHF 101&rsquo;498</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-des-personnes-morales/">Personne morale</a> (siège GE)</td>
<td width="208"><strong>CHF 40&rsquo;507</strong></td>
<td width="208">CHF 84&rsquo;250</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>Delta</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 17&rsquo;248</strong></td>
<td width="208">CHF 17&rsquo;248</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Contrairement au Canton de Genève, </strong>le Canton de Vaud ne connaît pas de mécanisme de « step-up » lors de la vente d&rsquo;actions de sociétés immobilières. Ce mécanisme permet, sous conditions, de constituer une réserve latente imposée dans le bilan fiscal de la SIAL et de réduire la charge fiscale (impôt bénéfice ICC) lors d&rsquo;une liquidation partielle ou totale ulterieure de la SIAL.</p>
<h2>2. Revenus et impôt sur la fortune : SIAL vs PPE, quel régime est plus favorable ?</h2>
<h3>Valeur locative : un avantage structurel pour la SIAL</h3>
<p>Un propriétaire d&rsquo;appartement en PPE occupant son bien est soumis à la <strong>valeur locative</strong> (jusqu&rsquo;au 31.12.2028), revenu fictif ajouté chaque année à sa base imposable. L&rsquo;actionnaire d&rsquo;une SIAL n&rsquo;y est pas directement exposé : la valeur locative est réservée aux immeubles détenus en direct.</p>
<p>Cependant, l&rsquo;actionnaire doit verser un loyer à la SIAL couvrant a minima les charges courantes augmenté d’une rémunération de 6 % du capital social (ATF 102 IB 166). Ce loyer génère un bénéfice au sein de la SIAL, qui donnera lieu à terme à une distribution de dividendes. L&rsquo;avantage majeur : <strong>l&rsquo;actionnaire maîtrise le moment de la distribution</strong> et donc le moment de la réalisation fiscale du revenu, ce que ne permet pas la valeur locative, imposée automatiquement chaque année. À noter que les pratiques cantonales peuvent diverger fortement sur la détermination de ce loyer théorique.</p>
<h3>Comparaison chiffrée : valeur locative PPE vs revenu SIAL</h3>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Régime</strong></td>
<td width="208"><strong>Revenu imposable IFD</strong></td>
<td width="208"><strong>Revenu imposable ICC (VD)</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">PPE (valeur locative, après déduction forfaitaire entretien)</td>
<td width="208">CHF 3&rsquo;268</td>
<td width="208">CHF 2&rsquo;360</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">SIAL (bénéfice pro rata + intérêts créance) sur la base des états financiers</td>
<td width="208">CHF 2&rsquo;432</td>
<td width="208">CHF 2&rsquo;432</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>Avantage SIAL</strong></td>
<td width="208"><strong>− CHF 836</strong></td>
<td width="208"><strong>− CHF 72</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La détention par le truchement d’une SIAL est plus intéressante pour un <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">actionnaire personne physique résident fiscal suisse</a> détenant une participation non-qualifiée (inférieure à 10% du capital-actions) dans le cas d’espèce dans la mesure où la valeur locative, respectivement le revenu imposable découlant des actions, est similaire pour l’ICC et inférieure pour l’IFD.</p>
<h3>Impôt sur la fortune : une base imposable sensiblement réduite</h3>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Mode de détention</strong></td>
<td width="208"><strong>Base imposable IF (VD)</strong></td>
<td width="208"><strong>Remarques</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">PPE (Hypothèse : prix d’acquistion CHF 115&rsquo;000)</td>
<td width="208"><strong>CHF 92&rsquo;000</strong></td>
<td width="208">80 % du prix d&rsquo;acquisition</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">SIAL : estimation fiscale des titres (30 actions)</td>
<td width="208">CHF 16&rsquo;754</td>
<td width="208">Valorisation des fonds propres (CSI 28)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">SIAL :  créance-actionnaire au prorata</td>
<td width="208">CHF 22&rsquo;193</td>
<td width="208">À ajouter pour comparaison économique</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>SIAL: total économique</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 38&rsquo;947</strong></td>
<td width="208">≈ <strong>42 % de la base PPE</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Point de vigilance :</strong> en cas de transaction représentative, soit la cession d&rsquo;environ 10 % du capital-actions sur 12 mois (§ 2 al. 5 CSI 28), l&rsquo;estimation fiscale des titres est ajustée sur la base du prix de vente, avec effet pour <strong>tous les actionnaires</strong>, y compris ceux n&rsquo;ayant pas cédé leurs actions. Le Canton de Genève, quant à lui, se base sur le prix de vente des actions liées au lot concerné pour valoriser l&rsquo;impôt sur la fortune, indépendamment de toute transaction représentative.</p>
<h2>3. Donation : où l&rsquo;impôt est-il prélevé et comment minimiser la note ?</h2>
<p>La question du rattachement fiscal est centrale pour les transmissions à titre gratuit. La règle fondamentale :</p>
<ul>
<li><strong>PPE</strong> → rattachement au lieu de situation de l&rsquo;immeuble (impôt sur les donations prélevé par le canton où est situé le bien).</li>
<li><strong>Actions de SIAL</strong> → qualifiées de <strong>biens meubles</strong> par la grande majorité des cantons, imposables au <strong>domicile du donateur</strong>.</li>
</ul>
<h3>Illustration : donation par un résident genevois à son fils (également résident genevois)</h3>
<p>Hypothèse, franchise de CHF 300’000 en ligne directe déjà consommée</p>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Paramètre</strong></td>
<td width="208"><strong>Donation PPE (Ollon VD)</strong></td>
<td width="208"><strong>Donation actions SIAL (studio à Ollon VD)</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">Canton compétent</td>
<td width="208">Vaud (lieu de l&rsquo;immeuble)</td>
<td width="208">Genève (domicile du donateur)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Base imposable</td>
<td width="208">80 % estimation fiscale = CHF 73&rsquo;600</td>
<td width="208">Estimation fiscale des titres + créance = CHF 38&rsquo;947</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Taux applicable (ligne directe)</td>
<td width="208">3,5 % (taux max. VD, sans majoration communale à Ollon)</td>
<td width="208">0 % (exonération GE si conditions art. 27A al. 2 LDE remplies)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>Impôt sur les donations (CHF 73’600 au taux de CHF 373’600)</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 1’934</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 0</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Point de vigilance :</strong> cet avantage peut se retourner selon les règles de valorisation applicables au domicile du donateur ou en présence d&rsquo;une transaction représentative dans les 12 mois suivant la donation (effet potentiellement rétroactif sur l&rsquo;assiette imposable).</p>
<h2>4. Succession : l&rsquo;atout décisif de la SIAL dans une planification patrimoniale</h2>
<p>La règle fondamentale en matière de rattachement fiscal successoral suit la même logique :</p>
<ul>
<li>Un <strong>lot PPE</strong> situé dans le Canton de Vaud constitue un for fiscal spécial pour l&rsquo;impôt successoral vaudois (art. 11 al. 1 lit. a LMSD), même si le défunt était domicilié hors canton.</li>
<li>Des <strong>actions de SIAL</strong>, qualifiées de biens mobiliers, sont imposables <strong>uniquement au domicile du défunt</strong> (art. 11 al. 1 lit. 2 LMSD). Si ce domicile est Genève et que les conditions d&rsquo;exonération sont remplies, <strong>aucun impôt sur les successions n&rsquo;est dû</strong>.</li>
</ul>
<h3>Particularité : la répartition des dettes dans une succession intercantonale</h3>
<p>Contrairement aux donations (où les dettes peuvent être rattachées de manière objective à l&rsquo;actif transmis), les dettes sont réparties au prorata des <strong>actifs bruts localisés</strong> dans chaque for fiscal dans le cadre d&rsquo;une succession intercantonale. Une hypothèque grevant l&rsquo;immeuble vaudois ne sera pas intégralement déduite de sa valeur pour l&rsquo;assiette vaudoise, mais répartie entre les fors d&rsquo;imposition.</p>
<h3>Illustration chiffrée : défunt domicilié à Genève, immeuble à Ollon (VD)</h3>
<p><em>Hypothèses : actifs hors lot PPE = CHF 1&rsquo;000&rsquo;000 ; dettes totales = CHF 100&rsquo;000 ; franchise CHF 1’000&rsquo;000 par héritier déjà consommée.</em></p>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Paramètre</strong></td>
<td width="208"><strong>PPE (détention directe)</strong></td>
<td width="208"><strong>Actions SIAL</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">For fiscal compétent</td>
<td width="208">Vaud (lieu de l&rsquo;immeuble)</td>
<td width="208">Genève (domicile du défunt)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Actifs bruts totaux</td>
<td width="208">CHF 1&rsquo;073&rsquo;600</td>
<td width="208">—</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Quote-part vaudoise (actifs bruts)</td>
<td width="208">6,86 %</td>
<td width="208">0 %</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Dettes attribuables au for VD</td>
<td width="208">CHF 6&rsquo;855</td>
<td width="208">—</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>Actifs nets imposables (VD)</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 66&rsquo;745</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 0</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Taux max. ligne directe (VD)</td>
<td width="208">3,5 %</td>
<td width="208">—</td>
</tr>
<tr>
<td width="208"><strong>Impôt successoral vaudois</strong></p>
<p><strong>(CHF 66’745 au taux de CHF 1’066’745)</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 1’508</strong></td>
<td width="208"><strong>CHF 0 (si cond. GE remplies)</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Synthèse : SIAL ou PPE : quelle structure choisir ?</h2>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td width="208"><strong>Critère</strong></td>
<td width="208"><strong>PPE</strong></td>
<td width="208"><strong>SIAL</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td width="208">Notaire nécessaire pour l’acquisition</td>
<td width="208">Oui</td>
<td width="208">Non</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Droit de mutation</td>
<td width="208">Oui</td>
<td width="208">Selon les cantons (pas GE, ni VD)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Financement</td>
<td width="208">Facile (hypothèque classique)</td>
<td width="208">Plus difficile (fonds propres ou crédit lombard sur portefeuille titres)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Valeur locative</td>
<td width="208">Oui (jusqu&rsquo;au 31.12.2028)</td>
<td width="208">Non (loyer à la société à la place)</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Loyer théorique</td>
<td width="208">Non</td>
<td width="208">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Base impôt fortune</td>
<td width="208">Estimation fiscale de l’immeuble</td>
<td width="208">Estimation fiscale des titres ou prix d’achat selon les cantons</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Donation</td>
<td width="208">Au lieu de l’immeuble</td>
<td width="208">Au domicile de l’actionnaire</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Succession</td>
<td width="208">Au lieu de l’immeuble</td>
<td width="208">Au domicile de l’actionnaire</td>
</tr>
<tr>
<td width="208">Charge fiscale latente</td>
<td width="208">Impôt sur les gains immobiliers</td>
<td width="208">Impôt sur le revenu, impôt sur le bénéfice et impôt anticipé ou Impôt sur les gains immobiliers (selon les cantons lors de la vente des actions).</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Conclusion : une analyse multidimensionelle indispensable</h2>
<p>La détention d&rsquo;un immeuble en SIAL peut offrir des avantages fiscaux réels, potentielle moindre imposition à la fortune, absence de valeur locative, optimisation des transmissions inter vivos et successorales, mais ces avantages ont un coût : une charge fiscale potentiellement significative lors de la liquidation de la SIAL, un financement plus contraint et une gestion administrative plus lourde. Le canton de domicile du contribuable, la résidence fiscale des héritiers, la structure du bilan de la SIAL et l&rsquo;existence ou non d&rsquo;un mécanisme de step-up (Genève vs Vaud) sont autant de paramètres qui peuvent inverser la conclusion.</p>
<p><strong>Toute décision d&rsquo;acquisition, de transmission ou de liquidation d&rsquo;un bien détenu en SIAL doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse fiscale préalable et individualisée.</strong> L&rsquo;équipe de PANCHAUD Tax &amp; Legal SA est à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.</p>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
<p><em>© PANCHAUD Tax &amp; Legal SA, spécialisée en <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-immobiliere-a-geneve/">fiscalité immobilière à Genève</a>, est à votre disposition.</em></p>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-3 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-3 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-3 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-3 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-3 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-3 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-3 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-3 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe" href="#">Détention immobilière en SIAL ou en PPE</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-3"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-860 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une SIAL et en quoi diffère-t-elle d&rsquo;une PPE ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:52:45+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-860" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-860" href="#collapse-3-860" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une SIAL et en quoi diffère-t-elle d&rsquo;une PPE ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-860" aria-labelledby="faq_3-860" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Une SIAL (société immobilière d&rsquo;actionnaires-locataires) est une société anonyme ou une Sàrl dont les actionnaires sont également locataires d&rsquo;un logement appartenant à la société. Contrairement à la PPE, l&rsquo;actionnaire n&rsquo;est pas propriétaire d&rsquo;un lot inscrit au registre foncier, mais détenteur d&rsquo;actions de la société propriétaire de l’immeuble. Cette distinction génère des conséquences fiscales importantes à chaque étape du cycle de vie du bien.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-862 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">La SIAL bénéficie-t-elle d’un régime fiscal privilégié en Suisse ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:53:44+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-862" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-862" href="#collapse-3-862" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">La SIAL bénéficie-t-elle d’un régime fiscal privilégié en Suisse ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-862" aria-labelledby="faq_3-862" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Non. Depuis l&rsquo;abrogation des statuts fiscaux spéciaux au début des années 2000, la SIAL est traitée comme une société de capitaux (SA/Sàrl) ordinaire. Elle est soumise à l&rsquo;impôt sur le bénéfice et sur le capital, sans régime dérogatoire.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-865 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Un actionnaire d&rsquo;une SIAL paie-t-il la valeur locative ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:54:37+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-865" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-865" href="#collapse-3-865" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Un actionnaire d&rsquo;une SIAL paie-t-il la valeur locative ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-865" aria-labelledby="faq_3-865" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Non. La valeur locative est uniquement appliquée aux biens immobiliers détenus en direct par leur propriétaire. L&rsquo;actionnaire d&rsquo;une SIAL verse en revanche un loyer à la société. Ce loyer génère un bénéfice au niveau de la SIAL qui donnera lieu à terme à une distribution à l’actionnaire de dividendes imposable. A noter que la valeur locative a été abrogée avec effet au 31.12.2028.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-868 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la charge fiscale pour « sortir » un appartement d&rsquo;une SIAL ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:55:30+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-868" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-868" href="#collapse-3-868" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la charge fiscale pour « sortir » un appartement d&rsquo;une SIAL ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-868" aria-labelledby="faq_3-868" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La liquidation d’une société immobilière peut entraîner une charge fiscale significative. Son montant dépend notamment du profil de l’actionnaire (personne physique ou personne morale) ainsi que de l’importance de la participation détenue dans la SIAL.</p>
<p>En pratique, plusieurs impôts peuvent s’appliquer :</p>
<ul>
<li>au niveau de la SIAL, un impôt sur le bénéfice peut être dû sur la plus-value de l’immeuble, soit la différence entre sa valeur de marché et sa valeur comptable ;</li>
<li>au niveau de l’actionnaire, les montants distribués lors de la liquidation peuvent être soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur le bénéfice, selon la situation ;</li>
<li>dans certains cas, un impôt anticipé (35%) est également prélevé.</li>
</ul>
<p>À ces impôts s’ajoutent les coûts liés à l’opération, tels que les honoraires du notaire, les émoluments du registre foncier et, dans certains cantons, les droits de mutation.</p>
<p>Compte tenu de la complexité des règles applicables, il est recommandé d’évaluer les conséquences fiscales avant d’engager une liquidation afin d’éviter les mauvaises surprises.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-871 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">La SIAL est-elle avantageuse pour la transmission patrimoniale ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:56:13+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-871" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-871" href="#collapse-3-871" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">La SIAL est-elle avantageuse pour la transmission patrimoniale ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-871" aria-labelledby="faq_3-871" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Cela dépend du cas concret. Les actions d&rsquo;une SIAL sont généralement qualifiées de biens meubles, ce qui rend leur transfert imposable au domicile du donateur ou du défunt et non au lieu de l&rsquo;immeuble. Pour un résident genevois transmettant des actions à ses enfants également domiciliés à Genève, cela peut conduire à une absence totale d&rsquo;impôt sur les donations ou les successions, là où le transfert d’un lot PPE situé dans le Canton de Vaud aurait été imposé localement à entre 3.5% et 7%. Pour un résident fiscal vaudois avec un bien en Valais ou à Genève, le raisonnement est logiquement inversé.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-874 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu’entend-on par « step-up » pour les SIAL ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:57:40+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-874" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-874" href="#collapse-3-874" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu’entend-on par « step-up » pour les SIAL ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-874" aria-labelledby="faq_3-874" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Le « step-up » permet, lors de la vente des actions d’une SIAL, d’augmenter proportionnellement, dans le bilan fiscal de la société, la valeur de l’immeuble qu’elle détient afin de refléter le prix payé pour les actions.</p>
<p>Concrètement, lorsqu’un actionnaire acquiert des actions à un prix supérieur à la valeur comptable de l’immeuble sous-jacent, le step-up permet, sous certaines conditions, de réévaluer la valeur fiscalement déterminante de cet immeuble. Ainsi, en cas de vente ultérieure de l’immeuble par la SIAL, l’impôt sur le bénéfice est calculé sur la différence entre le prix de vente de l’immeuble et cette valeur réévaluée, plutôt que sur la base de sa valeur comptable.</p>
<p>Ce mécanisme vise à éviter une double imposition économique de la même plus-value : une première fois lors de l’aliénation des actions par l’ancien actionnaire (sous la forme de l’impôt sur les gains immobiliers) et une seconde fois lors de la vente de l’immeuble par la société.</p>
<p>Le step-up ne concerne en principe que les impôts cantonaux et communaux.</p>
<p>Les conditions d’application du step-up varient selon le canton concerné et les circonstances du cas d’espèce.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-879 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Le Canton de Genève dispose-t-il d&rsquo;un mécanisme de step-up pour les SIAL ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:59:07+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-879" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-879" href="#collapse-3-879" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Le Canton de Genève dispose-t-il d&rsquo;un mécanisme de step-up pour les SIAL ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-879" aria-labelledby="faq_3-879" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Oui. Le Canton de Genève connaît pas de mécanisme de step-up lors de la vente d&rsquo;actions de sociétés immobilières. Les conditions sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>La vente a donné lieu à une taxation à un taux supérieur à 0% =&gt; plus-value soumise à l’impôt sur les bénéfices et gains immobilier (IBGI) ;</li>
<li>La SIAL effectue la demande avant l’entrée en force de la taxation suivant la transaction ;</li>
<li>Le vendeur lève son secret fiscal en lien avec sa taxation IBGI sur la vente des actions.</li>
</ul>
<p>=&gt; l’impôt latent <u>pour l’impôt cantonal et communal (ICC)</u> au niveau de la SIAL est supprimé à concurrence de la plus-value effectivement soumise à l’IBGI (réserve latente imposée dans son «bilan fiscal»).</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-882 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Le Canton de Vaud dispose-t-il d&rsquo;un mécanisme de step-up pour les SIAL ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T12:59:57+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-882" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-882" href="#collapse-3-882" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Le Canton de Vaud dispose-t-il d&rsquo;un mécanisme de step-up pour les SIAL ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-882" aria-labelledby="faq_3-882" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Non. Le Canton de Vaud ne connaît pas de mécanisme de step-up lors de la vente d&rsquo;actions de sociétés immobilières.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-885 detention-immobiliere-en-sial-ou-en-ppe "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Une transaction sur des actions de SIAL peut-elle affecter tous les actionnaires ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:00:34+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_3-885" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-3" data-target="#collapse-3-885" href="#collapse-3-885" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Une transaction sur des actions de SIAL peut-elle affecter tous les actionnaires ?</div></a></h4></div><div id="collapse-3-885" aria-labelledby="faq_3-885" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Ceci ne peut être exclu lors de transactions dites « représentatives », à savoir la cession d&rsquo;environ 10 % du capital-actions sur une période de 12 mois. Dans ces cas, l’administration fiscale pourrait procéder à une mise à jour de l&rsquo;estimation fiscale des titres sur la base du prix de vente et l&rsquo;appliquer à l&rsquo;ensemble des actionnaires, y compris ceux n&rsquo;ayant pas participé à la transaction. Ceci n’est toutefois actuellement pas le cas à Genève.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le bouclier fiscal : comprendre ce mécanisme de protection</title>
		<link>https://plaw.ch/le-bouclier-fiscal-comprendre-ce-mecanisme-de-protection-contre-limpot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 14:27:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Impôt sur la fortune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://plaw.ch/2026/01/19/proin-eget-tortor-risus-praesent-sapien-massa/</guid>

					<description><![CDATA[Le bouclier fiscal permet de limiter l’impôt sur la fortune dans certains cas. Ce mécanisme est présent dans six cantons. Dans le Canton de Vaud, son application fait débat. De quoi parle-t-on et comment fonctionne-t-il ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-4 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-8"></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le bouclier fiscal permet de limiter l’impôt sur la fortune dans certains cas. Ce mécanisme est présent dans six cantons. Dans le Canton de Vaud, son application fait débat. De quoi parle-t-on et comment fonctionne-t-il ?</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce dispositif de plafonnement fiscal vise à éviter une imposition confiscatoire. Il a été introduit par certains cantons afin de garantir la propriété de leurs <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">contribuables</a> (26 Cst) et de s’assurer d’une imposition respectant la capacité contributive des contribuables (127 II Cst). Ainsi, ce mécanisme vise à éviter qu’contribuable, sans ou avec peu de revenu, ne doive puiser dans son patrimoine pour payer ses impôts sur une période prolongée.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le bouclier fiscal s’applique principalement aux contribuables ayant de la fortune dégageant pas ou peu de revenus. Il existe bien évidemment un ensemble de conditions à remplir pour le déclencher. Le point avec Cedric Panchaud, avocat, Expert fiscal diplômé, chez PANCHAUD​ Tax &amp; Legal SA.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est le principe de base du bouclier ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le bouclier fiscal est un mécanisme de protection pour éviter une imposition confiscatoire. Le bouclier fiscal permet que si votre fortune ne génère pas de revenu suffisant, on va limiter/réduire l’impôt sur la fortune. Le meilleur exemple est le bouclier fiscal bernois. Il calcule votre impôt sur la fortune et regarde son rendement. Si votre impôt sur la fortune dépasse 25% du rendement de votre fortune, le bouclier s’applique et plafonne votre impôt sur la fortune à 25% des rendements de fortune. En l’absence de revenus, le plancher de l’impôt sur la fortune est fixé à 0.24% (ce qui correspond à un rendement hypothétique de fortune de 0.96% p.a).</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels cantons disposent du bouclier ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, Genève, Vaud, Valais, Berne, Bâle-Ville, Lucerne et Argovie disposent d’un bouclier fiscal. Avec un taux d’imposition de la fortune plus bas, les autres cantons n’en ont pas nécessairement besoin. Par exemple Obwald a un taux de 0,14 % (dès CHF 1 de fortune imposable) cf. Hinny/Eckert, Droit fiscal 2025, p. 2929).</p>
<p>Dans d’autres cantons, il reste élevé à l’instar de Neuchâtel(0,68%, dès CHF 1 mio de fortune imposable) cf. Hinny/Eckert, Droit fiscal 2025, p. 2929) mais c’est probablement un choix politique de ne pas avoir de bouclier.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’applique-t-il de la même manière dans tous les cantons romands ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Non. Genève et Vaud étaient très similaires, mais ce dernier a changé les bases de calcul. Avec le bouclier fiscal genevois, le total des impôts communaux et cantonaux (revenu + fortune) est plafonné à 60% du revenu net imposable. A cela s’ajoute l’impôt fédéral direct (11,5%) sur les revenus.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Depuis Décembre 2021, Vaud a relevé le seuil d’entrée dans le bouclier dans certains cas, notamment par la prise en considération des dividendes qualifiés à 100% pour le calcul de bouclier fiscal. Cette nouvelle méthodologie crée des remous parmi les contribuables, mandataires et le monde politique .</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le Valais a, quant à lui, un mécanisme tout à fait différent. Pour simplifier, « les contribuables assujettis à l&rsquo;impôt de manière illimitée dont les impôts cantonaux et communaux sur la fortune et sur le rendement net de la fortune dépassent 20 pour cent du revenu net imposable ont droit à une réduction d&rsquo;impôt. […] Une imposition minimale de la moitié de l&rsquo;impôt sur la fortune subsiste dans tous les cas <sup class="fn" data-fn="5bba33ed-214c-46ef-90c4-0cc580f63e37"><a id="5bba33ed-214c-46ef-90c4-0cc580f63e37-link" href="#5bba33ed-214c-46ef-90c4-0cc580f63e37">1</a></sup>.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">De manière générales, les boucliers s’appliquent automatiquement, pour autant que les conditions soient remplies.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Où en sont les discussions concernant le bouclier vaudois ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
<div>Le Tribunal fédéral a rendu son arrêt et désavoue les recourants (9C_541/2025 du 22.04.2026). Le gouvernement vaudois était bel et bien dans son droit de lier un éventuel retour au bouclier fiscal, dans sa version « pré-2021 », à l’issue de la votation sur l’initiative populaire dite « des 12 % », visant à imposer une baisse d’impôt éponyme dans le canton. Le Conseil d’État a fixé la date du 27 septembre 2026 pour la votation relative à cette initiative populaire qui, en cas d’acceptation par le souverain, empêcherait le retour à un bouclier fiscal qui, ne nous voilons pas la face, permettait effectivement de limiter la charge fiscale de certains contribuables et d’éviter une imposition confiscatoire prohibée par la Constitution. </div>
<div> </div>
<div>Il s’agit d’une votation qui s’annonce pour le moins complexe… Pile : l’initiative est acceptée, avec une baisse d’impôts générale à la clé. Mais les contribuables fortunés, qui contribuent de manière supérieure à la moyenne aux finances publiques, risquent de quitter le canton, si ce n’est pas déjà fait. Ce qui pourrait, à terme, entraîner une hausse des impôts dans la mesure où il faudrait combler ce déficit. Face : l’initiative est refusée. Il n’y a alors pas de baisse des impôts générale. Mais les contribuables fortunés, bénéficiant du bouclier fiscal, pourraient rester. S’ils sont toutefois déjà partis, les impôts risquent également d’augmenter afin de combler ce déficit. Autrement dit, quelle que soit l’issue du scrutin, la charge fiscale pour la population pourrait bel et bien, in fine, augmenter. </div>
<div> </div>
<div>Dans l’intervalle, il convient de faire systématiquement <a href="https://plaw.ch/expertise/contentieux-fiscal-a-geneve/">réclamation contre les décisions de taxation</a> dans les cas où le bouclier fiscal, dans sa version pré-2021, pourrait s’appliquer. Cela permet d’éviter que les décisions de taxation n’entrent en force et que les contribuables concernés ne puissent plus bénéficier d’un éventuel retour à l’ancien régime en cas de refus, par le souverain vaudois, de l’initiative des 12 % et, partant, du rétablissement du bouclier fiscal dans sa version antérieure à 2021. Il va sans dire que nous vous accompagnons volontiers dans ce processus. </div>
<div> </div>
<div>La réduction de 12% de l’impôt sur le revenu et la fortune dans le canton de Vaud prévue dans l’initiative du 27 septembre 2026 serait-elle suffisante pour que le bouclier fiscal devienne inutile si elle était acceptée ? On est encore loin du compte ! L’initiative vise uniquement les impôts cantonaux et non les impôts communaux, ni l’impôt fédéral direct. Ainsi, l’impôt sur la fortune baisserait de actuellement 0.79% (taux maximum à Lausanne) à environ 0.73% et se situerait toujours parmi les plus élevés de Suisse !</div>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les avantages chiffrés du bouclier fiscal ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, pour reprendre l’exemple genevois, le bouclier fiscal prévoit que le total de la charge fiscale cantonale et communale ne doit pas dépasser 60% du revenu imposable. Ainsi, schématiquement, si vous avez une fortune de CHF 10 millions, votre impôt cantonal et communal pourrait être plafonné à CHF 60’000. Pour que le bouclier soit efficace, il faudrait dès lors que vos rendements de fortune se montent exactement à 1% (in casu CHF 100&rsquo;000) et que vous n’ayez pas d’autres revenus. Ceci implique régulièrement en amont un travail de <a href="https://plaw.ch/expertise/negociation-avec-les-administrations-fiscales-a-geneve-ruling-fiscal/">structuration du revenu et de la fortune.</a></p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Il découle de ce qui précède, que les TPME/PME sont souvent paradoxalement trop profitables pour que leur propriétaire ne bénéficie du bouclier fiscal. Par exemple, si le fisc estime les actions de votre SA à CHF 5&rsquo;000&rsquo;000, que cette dernière vous verse un salaire annuel de CHF 200&rsquo;000 et que vous n’ayez pas d’autre éléments de revenu ou de fortune, alors votre impôt cantonal et communal pourrait être très schématiquement plafonné à quelques CHF 150’000 <sup class="fn" data-fn="316a8c9e-3d53-497a-8f53-aca8fa5973d8"><a id="316a8c9e-3d53-497a-8f53-aca8fa5973d8-link" href="#316a8c9e-3d53-497a-8f53-aca8fa5973d8">2</a></sup>, ce qui est bien au-delà de la charge fiscale effective (environ CHF 85&rsquo;000 <sup class="fn" data-fn="72d08342-5499-4c36-9f84-6d9699138176"><a id="72d08342-5499-4c36-9f84-6d9699138176-link" href="#72d08342-5499-4c36-9f84-6d9699138176">3</a></sup>). En d’autres mots, le bouclier ne s’applique pas. Pour qu’il s’applique, il faudrait supprimer le salaire et distribuer des dividendes à concurrence de 1% de la valeur des actions. Ceci aurait cependant d’autres conséquences, qu’il conviendrait d’anticiper (AVS, augmentation valorisation des actions, LPP, etc.). Finalement, dans notre exemple, il ne serait pas nécessairement évident d’assurer son train de vie (impôts compris) avec CHF 50&rsquo;000.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-heading"><strong>Les débats en lien avec l’impôt sur la fortune se multiplient. On le voit notamment avec l’</strong><em><strong>Initiative sur l’avenir </strong></em><strong>refusée le 30 novembre 2025 en Suisse ou la taxe Zucman au point mort en France. Quel regard y portez-vous, en tant que fiscaliste ?</strong></p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">En Suisse, l’impôt sur la fortune remonte à l’ère napoléonienne, lorsqu’il est venu remplacer les redevances douanières perçues par les cantons. Il représente une manne financière importante pour les collectivités. On parle d’environ 10% des revenus des cantons et des communes. C’est conséquent. De plus, les revenus tirés de cet impôt sont relativement stables dans le temps et fluctuent moins que celui de l’impôt sur le revenu. Enfin, il permet un contrôle de cohérence, en s’assurant que les personnes ont bien déclaré tous leurs revenus. Est-ce que l’impôt sur la fortune est juste ? C’est un débat éternel. L’assiette de l’impôt sur la fortune comprend en partie des avoirs déjà assujetti une première fois à l’impôt sur le revenu et sur lequel le contribuable est en quelque sorte pénalisé, tout simplement parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas dépensé.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<h2 class="wp-block-heading"><strong>En l’état, le bouclier fiscal est-il encore un outil adapté ?</strong></h2>
</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class="wp-block-paragraph">Je plaiderais facilement pour l’abolition des boucliers si le taux de l’impôt sur la fortune était sensiblement plus bas. Obwald, par exemple avec un taux, à 0,14 % (Taux sans l&rsquo;impôt ecclésiastique, déterminé de l&rsquo;impôt de base de 0.02% multiplié par le coefficient communal et cantonal de Sarnen (OW) de 7.11 pour 2026, cf. art. 55 al. 2 LI-OW, RS-OW 641.4 en combinaison avec https://www.ow.ch/ publikationen/8258) n’a pas besoin de bouclier. Cela représente moins de travail pour l’administration ou les mandataires et plus de visibilité pour tous. Mais il semble actuellement ne pas y avoir de soutien politique dans ce sens dans les cantons romands.</p>
</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
<ol class="wp-block-footnotes">
<li id="5bba33ed-214c-46ef-90c4-0cc580f63e37">Ordonnance concernant la fixation du caractère confiscatoire de l&rsquo;impôt sur la fortune du 14.08.2002, RS-VS 642.300. <a href="#5bba33ed-214c-46ef-90c4-0cc580f63e37-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li>
<li id="316a8c9e-3d53-497a-8f53-aca8fa5973d8">Rendement de fortune théorique 1% de CHF 5&rsquo;000&rsquo;000 augmenté du salaire de CHF 200&rsquo;000, soit CHF 250&rsquo;000 au total. Le plafond correspond à 60% de CHF 250&rsquo;000, soit CHF 150&rsquo;000. (En pratique il est toutefois tenu compte de la fortune nette et du revenu net, qu’il faudrait encore intégrer au calcul ci-dessus). <a href="#316a8c9e-3d53-497a-8f53-aca8fa5973d8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li>
<li id="72d08342-5499-4c36-9f84-6d9699138176">Personne célibataire, sans enfants, sans religion, domiciliée à 1204 Genève, taux 2025 (Salaire CHF 200&rsquo;000, fortune CHF 5&rsquo;000&rsquo;000). <a href="#72d08342-5499-4c36-9f84-6d9699138176-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-4 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-4 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-4 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-4 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-4 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-4 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-4 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-4 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".le-bouclier-fiscal" href="#">Le bouclier fiscal</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-4"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-891 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu&rsquo;est-ce que le bouclier fiscal en Suisse ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:13:31+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-891" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-891" href="#collapse-4-891" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu&rsquo;est-ce que le bouclier fiscal en Suisse ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-891" aria-labelledby="faq_4-891" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content">Le bouclier fiscal est un mécanisme prévu dans certains cantons pour éviter qu’un contribuable ne supporte une charge fiscale excessive sur le long terme en raison de sa fortune.

Concrètement, l’application du bouclier permet de plafonner le montant de l’impôt sur la fortune et, selon les cantons, l’impôts sur le revenu. L’objectif est d’éviter qu’une personne doive vendre des actifs ou puiser durablement dans son patrimoine pour s’acquitter de ses impôts.

Les conditions et les modalités de calcul varient d’un canton à l’autre. Il est donc important d’examiner chaque situation individuellement afin de déterminer si le contribuable peut bénéficier de ce mécanisme..</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-894 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quels cantons disposent d&rsquo;un bouclier fiscal ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:14:26+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-894" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-894" href="#collapse-4-894" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quels cantons disposent d&rsquo;un bouclier fiscal ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-894" aria-labelledby="faq_4-894" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Actuellement, sept cantons appliquent un bouclier fiscal : Genève, Vaud, Valais, Berne, Bâle-Ville, Lucerne et Argovie. Les autres cantons n&rsquo;en disposent pas, notamment en raison de taux d&rsquo;imposition de la fortune plus faibles.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-896 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Comment fonctionne le bouclier fiscal genevois ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:16:22+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-896" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-896" href="#collapse-4-896" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Comment fonctionne le bouclier fiscal genevois ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-896" aria-labelledby="faq_4-896" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p><strong>Le bouclier fiscal genevois limite la charge fiscale cantonale et communale à 60 % du revenu net imposable</strong>. Pour son calcul, l&rsquo;administration fiscale retient toutefois un rendement minimum théorique de <strong>1 % de la fortune nette</strong>, même si le rendement effectivement réalisé est inférieur. À titre d&rsquo;exemple, un contribuable genevois sans revenus mais disposant d&rsquo;une fortune de CHF 10 millions sera réputée percevoir au moins CHF 100&rsquo;000 de revenu au titre de sa fortune. Les impôts cantonaux et communaux pris en compte par le bouclier fiscal ne pourront alors pas excéder CHF 60&rsquo;000 (CHF 10’000’000 x 0.1 x 0.6).</p>
<p>L&rsquo;impôt fédéral direct, quant à lui, reste dû en sus et n&rsquo;entre pas dans le calcul du plafond.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-899 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Pourquoi le bouclier vaudois fait-il actuellement débat ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:17:32+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-899" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-899" href="#collapse-4-899" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Pourquoi le bouclier vaudois fait-il actuellement débat ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-899" aria-labelledby="faq_4-899" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2022, le Canton de Vaud a modifié le calcul du bouclier fiscal notamment en réintégrant dans le revenu de référence, la part des dividendes issus de participations qualifiées bénéficiant de l&rsquo;imposition partielle. Cette modification réduit sensiblement la portée du bouclier fiscal pour les actionnaires détenant des participations qualifiées (supérieures à 10 % du capital). Face à l’opposition des milieux économiques, le Grand Conseil est revenu au régime applicable avant 2022, mais a conditionné l&rsquo;entrée en vigueur de ce retour en arrière à l&rsquo;issue de la votation sur l&rsquo;initiative dite « des 12 % », prévue le 27 septembre 2026, selon un mécanisme dont la validité a été confirmée par le Tribunal fédéral dans son arrêt 9C_541/2025.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-902 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Que faire en attendant l&rsquo;issue de la votation vaudoise ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:18:56+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-902" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-902" href="#collapse-4-902" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Que faire en attendant l&rsquo;issue de la votation vaudoise ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-902" aria-labelledby="faq_4-902" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La réforme proposée par le Grand Conseil étant assortie d’une clause de rétroactivité, il est recommandé de faire systématiquement réclamation contre les décisions de taxation dans les cas où le bouclier fiscal dans sa version pré-2021 pourrait s&rsquo;appliquer. Cette démarche permet d&rsquo;éviter que les taxations n&rsquo;entrent en force et de préserver les droits du contribuable selon l&rsquo;issue du scrutin.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-905 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Les propriétaires d&rsquo;une PME peuvent-ils bénéficier du bouclier fiscal ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:21:11+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-905" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-905" href="#collapse-4-905" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Les propriétaires d&rsquo;une PME peuvent-ils bénéficier du bouclier fiscal ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-905" aria-labelledby="faq_4-905" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>En principe, oui. Mais en pratique les PME sont souvent trop rentables pour déclencher le mécanisme. Par exemple, si le fisc valorise les actions d’une SA/Sàrl à CHF 5 millions et que son propriétaire perçoit un salaire annuel de CHF 200’000, l’impôt cantonal et communal effectif (environ CHF 85’000) reste inférieur au plafond théorique du bouclier fiscal genevois. Pour que celui-ci s’applique, il faudrait que les revenus totaux soient réduits à environ 1 % de la valeur des actions (soit CHF 50’000), ce qui implique des arbitrages à analyser avec soin. Nous sommes à votre disposition pour vous assister dans ces démarches.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-908 le-bouclier-fiscal "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Le bouclier fiscal s&rsquo;applique-t-il automatiquement ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:22:13+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_4-908" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-4" data-target="#collapse-4-908" href="#collapse-4-908" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Le bouclier fiscal s&rsquo;applique-t-il automatiquement ?</div></a></h4></div><div id="collapse-4-908" aria-labelledby="faq_4-908" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Oui, le bouclier fiscal s’applique en principe d’office dans les cantons qui le prévoient lorsque les conditions légales sont remplies, sans démarche spécifique du contribuable.</p>
<p>Toutefois, une analyse préalable de la situation est recommandée afin de vérifier que ces conditions sont effectivement réunies et d’apprécier l’impact global de la structure de revenus et de fortune sur la charge fiscale. En outre, il est également recommandé de vérifier sa correcte application par les autorités fiscales.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Abolition de la valeur locative au 1er janvier 2029</title>
		<link>https://plaw.ch/abolition-de-la-valeur-locative-au-1er-janvier-2029/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 10:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://plaw.ch/?p=782</guid>

					<description><![CDATA[La fin de la déductibilité des intérêts passifs pour les personnes physiques : la face caché de la votation Synthèse et solutions Le paysage de la fiscalité immobilière suisse s'apprête à vivre l'une de ses plus grandes transformations de ces dernières décennies. Suite à l'acceptation par le peuple et les cantons de la réforme de  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-5 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:24px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-9"><h2><strong>La fin de la déductibilité des intérêts passifs pour les personnes physiques : la face caché de la votation</strong></h2>
<h3>Synthèse et solutions</h3>
<p>Le paysage de la <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-immobiliere-a-geneve/">fiscalité immobilière</a> suisse s&rsquo;apprête à vivre l&rsquo;une de ses plus grandes transformations de ces dernières décennies. Suite à l&rsquo;acceptation par le peuple et les cantons de la réforme de l&rsquo;imposition du logement en septembre 2025 (arrêté fédéral relatif à l’impôt immobilier cantonal sur les résidences secondaires, <a href="https://www.admin.ch/opc/fr/federal-gazette/2025/17.pdf" target="_blank" rel="noopener">FF <strong>2025</strong> 17</a>), le Conseil fédéral a tranché lors de sa séance du 1<sup>er</sup> avril 2026: la valeur locative sera abolie avec effet au 1<sup>er </sup>janvier 2029.</p>
<p>Si l&rsquo;annonce de la fin de cet impôt sur un revenu fictif a été largement célébrée par les propriétaires alémaniques (et pleurée par les propriétaires en Suisse romande), l&rsquo;attention médiatique s&rsquo;est presque exclusivement focalisée sur cet aspect. Pourtant, cette réforme est un changement de système qui cache des répercussions bien plus profondes. Au-delà de la simple suppression de la valeur locative, c&rsquo;est toute la mécanique des déductions fiscales qui est refondue, introduisant une nouvelle asymétrie majeure dans la gestion de fortune des personnes physiques.</p>
<p>L&rsquo;étude PANCHAUD Tax &amp; Legal SA décrypte pour vous les enjeux cachés de cette réforme et les stratégies patrimoniales à anticiper.</p>
<h2><strong>Le calendrier de la réforme : Une fenêtre d&rsquo;action jusqu&rsquo;au 31 décembre 2028</strong></h2>
<p>La date du 1<sup>er</sup> janvier 2029 n&rsquo;a pas été choisie au hasard. Ce délai de transition a été accordé pour permettre aux cantons d&rsquo;adapter leur législation et d&rsquo;introduire, s&rsquo;ils le souhaitent, un impôt spécial sur les résidences secondaires afin de compenser les pertes de recettes fiscales.</p>
<p>Pour les propriétaires, cette échéance est cruciale. Elle signifie que le droit actuel reste pleinement applicable jusqu&rsquo;à la fin de la période fiscale 2028. Cela laisse encore un laps de temps précieux pour planifier et entreprendre d&rsquo;éventuels travaux de rénovation ou d&rsquo;assainissement énergétique. En effet, dès 2029, la déduction des frais d&rsquo;entretien pour les immeubles à usage propre sera supprimée tant au niveau fédéral que cantonal. Les investissements liés aux économies d&rsquo;énergie ne seront plus déductibles de l&rsquo;impôt fédéral direct, bien que les cantons conservent la liberté de maintenir ces incitations de manière limitée dans le temps.</p>
<p>Il est donc stratégiquement recommandé d&rsquo;auditer l&rsquo;état de son parc immobilier privé dès aujourd&rsquo;hui afin de maximiser l&rsquo;efficience fiscale des travaux avant le changement de paradigme.</p>
<h2><strong>La fin programmée de la déductibilité des intérêts passifs</strong></h2>
<p>C&rsquo;est ici que se trouve la face cachée de la réforme, souvent relégué au second plan du débat public. En parallèle de la fin de la valeur locative, la déductibilité des intérêts passifs sera purement et simplement supprimée pour les biens à usage propre, ou très fortement restreinte. Ceci quand bien même elle impacte également les personnes qui ne sont pas propriétaires immobiliers.</p>
<p>Ce changement de cap touchera de plein fouet les finances privées sur plusieurs fronts :</p>
<ul>
<li><strong>Crédits privés et consommation :</strong> Que l&rsquo;on soit propriétaire ou locataire, les intérêts liés aux dettes privées (p.ex. crédits à la consommation, dettes de cartes de crédit, prêts personnels, crédit lombard ou encore dettes fiscales) ne seront plus déductibles du revenu imposable.</li>
<li><strong>L&rsquo;immobilier de rendement :</strong> Pour les propriétaires bailleurs, une déduction restera possible, mais elle sera désormais proportionnelle. Elle sera calculée en fonction du ratio entre la valeur des immeubles de rendement et la fortune totale du contribuable. Ce changement impliquera dans certains cas que la totalité des intérêts ne pourrait plus être déduite.</li>
<li><strong>Les primo-accédants :</strong> Une exception est prévue pour l&rsquo;acquisition d&rsquo;un premier logement. Les nouveaux acheteurs pourront déduire leurs intérêts débiteurs de manière limitée et dégressive sur une période de dix ans (avec un plafond fixé à CHF 10&rsquo;000 la première année pour un couple marié, et 5&rsquo;000 francs pour une personne seule). Ce changement impliquera dans certains cas que la totalité des intérêts ne pourrait plus être déduite. En outre ce système a été mise en place dans un environnement de taux d’intérêts bas. Partant, il n’est pas adapté si les taux devaient remonter à niveaux vu dans les années 90.</li>
</ul>
<table border="1" width="100%">
<thead>
<tr>
<td style="text-align: center;"><strong>Élément fiscal</strong></td>
<td style="text-align: center;"><strong>Régime actuel (jusqu&rsquo;au 31.12.2028)</strong></td>
<td style="text-align: center;"><strong>Nouveau régime (dès le 1<sup>er</sup> janvier 2029)</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;">Valeur locative (usage propre)</td>
<td style="text-align: center;">Imposée</td>
<td style="text-align: center;">Supprimée</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Impôt spécial sur les résidences secondaires</td>
<td style="text-align: center;">Inexistent</td>
<td style="text-align: center;">Cantons ont la possibilité de l’introduire.</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Intérêts privés (ex: cartes de crédit)</td>
<td style="text-align: center;">Entièrement déductibles, max rendement de la fortune augmenté de CHF 50&rsquo;000 (art 33 I a LIFD)</td>
<td style="text-align: center;">Déduction supprimée</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Intérêts hypothécaires (usage propre)</td>
<td style="text-align: center;">Entièrement déductibles, max rendement de la fortune augmenté de CHF 50&rsquo;000 (art 33 I a LIFD)</td>
<td style="text-align: center;">Supprimés (sauf primo-accédants, déduction limitée)</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Intérêts hypothécaires (biens loués)</td>
<td style="text-align: center;">Entièrement déductibles</td>
<td style="text-align: center;">Déductions limitées au ratio immeubles loués vs. fortune totale.</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Frais d&rsquo;entretien (usage propre)</td>
<td style="text-align: center;">Déductibles</td>
<td style="text-align: center;">Supprimés.</td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center;">Investissements destinés à économiser l’énergie et à ménager l’environnement (usage propre)</td>
<td style="text-align: center;">Déductibles</td>
<td style="text-align: center;">Supprimés au niveau fédéral, cantons libres d’introduire des mesures.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>L&rsquo;émergence d&rsquo;une nouvelle asymétrie fiscale</h3>
<p>Cette évolution législative introduit une distorsion supplémentaire dans notre système fiscal pour les <a href="https://plaw.ch/expertise/fiscalite-personnes-physiques/">personnes physiques</a> (hors activité lucrative). Nous nous dirigeons vers une asymétrie: <strong>les intérêts perçus resteront imposables, tandis que les intérêts payés ne seront plus déductibles</strong> (sauf dans des cas d&rsquo;exception très bien déterminés).</p>
<p>Concrètement, le rendement de votre fortune mobilière (dividendes, intérêts bancaires) continuera d&rsquo;être taxé. À l&rsquo;inverse, le coût de la dette contractée à titre privé deviendra une charge nette, sans aucune déduction.</p>
<p>Cette situation s&rsquo;apparente à des asymétriques déjà existantes dans notre système fiscal, connues de tous et globalement acceptées. A titre d’exemple les loyers encaissés par un propriétaire bailleur sont pleinement imposables, tandis que le loyer payé par un locataire pour son propre logement ne peut pas être déduit de son revenu imposable.</p>
<p>Cette asymétrie n&rsquo;est pas qu&rsquo;un détail technique ; elle modifie l&rsquo;équation même de l&rsquo;endettement privé en Suisse. Jusqu&rsquo;à présent, le système fiscal incitait à financer son bien immobilier avec un minimum de fonds propres et partant un maximum de fond étranger, de manière à investir ses fonds propres autrement (p. ex. marchés boursiers). Ce mode de procéder permettait de faire travailler son capital tout en étant fiscalement optimisé, dans la mesure où les intérêts passifs venaient en déduction de la valeur locative. Il est possible que dès 2029 la logique s&rsquo;inverse. Amortir son hypothèque ou liquider ses crédits privés pourrait devenir, dans de certains cas, la décision financière et fiscale la plus rationnelle. Ceci dépendra principalement des rendements que les contribuables arriveront à obtenir avec ces fonds étrangers. Si les rendements sont supérieurs aux intérêts payés, alors il est probable que l’endettement sera maintenu. En outre, il est possible de voir émerger l’investissement par le truchement de SA/Sàrl, qui permettent en principe de maintenir la déduction des intérêts passifs. Ceci dépendra toutefois principalement de la nature des investissements, dans la mesure où les gains en capitaux peuvent être exonérés de l’impôt sur le revenu pour les personnes physiques sur la base de l’art. 16 al. 3 LIFD.</p>
<h2><strong>Intégrer cette réforme dans la structuration de votre patrimoine</strong></h2>
<p>Face à ces changements structurels, l&rsquo;attentisme n&rsquo;est pas une option. Cette asymétrie mérite d&rsquo;être pleinement intégrée dans votre réflexion globale et, partant, dans la structuration de votre patrimoine.</p>
<p>L&rsquo;expertise de PANCHAUD Tax &amp; Legal SA en matière de fiscalité prend ici tout son sens. Plusieurs axes de réflexion doivent être explorés d&rsquo;ici le 1<sup>er</sup> janvier 2029 :</p>
<ol>
<li><strong>Stratégie de rénovation :</strong> Il reste deux ans et demi pour maximiser les déductions pour frais d&rsquo;entretien et d&rsquo;assainissement énergétique. Une planification pluriannuelle des travaux est essentielle pour maximiser l’effet fiscal.</li>
<li><strong>Réévaluation du taux d&rsquo;endettement :</strong> Faut-il amortir massivement son hypothèque? La réponse dépendra notamment de l&rsquo;écart entre le taux d’intérêts hypothécaire et le rendement attendu (après impôt) de votre fortune mobilière, mais aussi de la source des fonds pour effectuer cet amortissement. En effet, le retrait des avoirs de la caisse de pension implique de payer un impôt sur le revenu lors du retrait et augmente la fortune imposable du contribuable.</li>
<li><strong>Investissement par le truchement de société de capitaux : </strong>Suivant le type d’investissement effectués, il pourrait être intéressant de mettre en place une Sàrl/SA qui emprunterait de l’argent à la banque en utilisant l’immeuble du contribuable comme collatéral et effectuerait des investissements avec ces fonds. Au sein d&rsquo;une société de capitaux, les intérêts passifs restent en principe considérés comme des charges justifiées par l&rsquo;usage commercial et demeurent intégralement déductibles. PANCHAUD Tax &amp; Legal SA accompagne régulièrement ses clients dans l&rsquo;analyse de l&rsquo;opportunité de mettre en place ou de liquider de telles structures.</li>
<li><strong>Constitution de sociétés immobilières :</strong> Pour les portefeuilles immobiliers importants loués, la détention en nom propre (personne physique) deviendra potentiellement moins attractive face à la détention via une personne morale (SA ou Sàrl). Au sein d&rsquo;une société de capitaux, les intérêts passifs et les frais d&rsquo;entretien restent considérés comme des charges justifiées par l&rsquo;usage commercial et demeurent en principe intégralement déductibles. PANCHAUD Tax &amp; Legal SA accompagne régulièrement ses clients dans l&rsquo;analyse de l&rsquo;opportunité de mettre en place ou de liquider de telles structures.</li>
</ol>
<p>L&rsquo;abolition de la valeur locative n&rsquo;est pas la fin de l&rsquo;optimisation fiscale, mais le début d&rsquo;un nouveau chapitre. Les règles changent, et les stratégies de structuration du patrimoine doivent s&rsquo;adapter en conséquence.</p>
<p>Chez PANCHAUD Tax &amp; Legal SA, nous allions expertise juridique, conseil stratégique et planification fiscale pour vous offrir sécurité, prévisibilité et économies d&rsquo;impôts. N&rsquo;hésitez pas à nous contacter pour réaliser une analyse à 360° de votre situation patrimoniale et anticiper sereinement l&rsquo;horizon 2029.</p>
<p>Sources du contenu :</p>
<p><a href="https://www.efd.admin.ch/fr/newnsb/yGTqBPowRqyVh0zPokW-q">https://www.efd.admin.ch/fr/newnsb/yGTqBPowRqyVh0zPokW-q</a></p>
<h2><strong> </strong></h2>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
</div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:24px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-10"><h2><strong>FAQ : Abolition de la valeur locative en 2029</strong></h2>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-5 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-5 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-5 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-5 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-5 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-5 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-5 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-5 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".abolition-de-la-valeur-locative-en-2029" href="#">Abolition de la valeur locative en 2029</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-5"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-795 abolition-de-la-valeur-locative-en-2029 "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">En quoi consiste la nouvelle asymétrie fiscale introduite par cette réforme ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-04-10T10:44:04+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_5-795" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-5" data-target="#collapse-5-795" href="#collapse-5-795" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">En quoi consiste la nouvelle asymétrie fiscale introduite par cette réforme ?</div></a></h4></div><div id="collapse-5-795" aria-labelledby="faq_5-795" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La réforme engendre une asymétrie pour les personnes physiques : les intérêts perçus sur la fortune (qui génèrent du rendement) resteront imposables, alors que les intérêts payés pour des dettes privées ne pourront plus être déduits du revenu imposable.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-793 abolition-de-la-valeur-locative-en-2029 "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Les frais d&rsquo;entretien et de rénovation énergétique seront-ils toujours déductibles ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-04-10T10:44:09+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_5-793" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-5" data-target="#collapse-5-793" href="#collapse-5-793" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Les frais d&rsquo;entretien et de rénovation énergétique seront-ils toujours déductibles ?</div></a></h4></div><div id="collapse-5-793" aria-labelledby="faq_5-793" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Dès 2029, la déduction des frais d&rsquo;entretien pour les logements à usage propre sera supprimée au niveau fédéral et cantonal. Les déductions pour les travaux liés aux économies d&rsquo;énergie seront également abolies pour l&rsquo;impôt fédéral direct, avec une possibilité pour les cantons de les maintenir de manière limitée dans le temps.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-791 abolition-de-la-valeur-locative-en-2029 "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Comment seront traités les intérêts passifs après le 1er janvier 2029 ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-04-10T10:44:15+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_5-791" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-5" data-target="#collapse-5-791" href="#collapse-5-791" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Comment seront traités les intérêts passifs après le 1er janvier 2029 ?</div></a></h4></div><div id="collapse-5-791" aria-labelledby="faq_5-791" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La règle générale sera la suppression de la déductibilité des intérêts passifs (crédits privés, lombards, hypothèques pour usage propre). Des exceptions existent pour les biens loués (méthode proportionnelle) et pour les primo-accédants (déduction plafonnée sur 10 ans).</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-789 abolition-de-la-valeur-locative-en-2029 "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la date officielle de l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;abolition de la valeur locative en Suisse ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-04-10T10:44:19+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_5-789" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-5" data-target="#collapse-5-789" href="#collapse-5-789" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la date officielle de l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;abolition de la valeur locative en Suisse ?</div></a></h4></div><div id="collapse-5-789" aria-labelledby="faq_5-789" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Suite à la décision du Conseil fédéral, la date d&rsquo;entrée en vigueur officielle de la réforme de l&rsquo;imposition du logement est fixée au 1er janvier 2029.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dénonciation spontanée en Suisse : Quand la régularisation fiscale tourne au vinaigre</title>
		<link>https://plaw.ch/denonciation-spontanee-en-suisse-quand-la-regularisation-fiscale-tourne-au-vinaigre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maître Cedric PANCHAUD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 15:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://plaw.ch/?p=642</guid>

					<description><![CDATA[La dénonciation spontanée est souvent présentée comme la voie royale pour régulariser des avoirs non déclarés en Suisse. Cependant, cette démarche n'est pas sans risques. L'arrêt du Tribunal fédéral du 20 juin 2023 (9C_39/2023) illustre parfaitement les conséquences financières désastreuses d'une procédure mal préparée: « Ce cas d'école démontre l'importance cruciale d'un accompagnement expert  [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-6 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1372.8px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-6 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:24px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-11"><p>La dénonciation spontanée est souvent présentée comme la voie royale pour régulariser des avoirs non déclarés en Suisse. Cependant, cette démarche n&rsquo;est pas sans risques. L&rsquo;arrêt du Tribunal fédéral du 20 juin 2023 (9C_39/2023) illustre parfaitement les conséquences financières désastreuses d&rsquo;une procédure mal préparée<em>:</em> « Ce cas d&rsquo;école démontre l&rsquo;importance cruciale d&rsquo;un accompagnement expert en <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://plaw.ch/expertise/contentieux-fiscal-a-geneve/">contentieux fiscal</a> dès la préparation du dossier. ». Commenté par Maître Cedric PANCHAUD, avocat et expert fiscal diplômé, ce cas d&rsquo;école démontre l&rsquo;importance cruciale du fardeau de la preuve et de la collaboration avec les autorités fiscales.</p>
<ol>
<li>
<h2><strong> L&rsquo;affaire : Un compte offshore lourd de conséquences</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>En 2018, un contribuable a déposé une dénonciation spontanée auprès de l&rsquo;administration fiscale cantonale genevoise (AFC-GE) pour des avoirs non déclarés détenus via une société offshore entre 2008 et 2017.</p>
<ul>
<li>Le contribuable s&rsquo;attendait probablement à un simple rappel de l&rsquo;impôt sur la fortune, estimé à environ 10% de la somme totale, majoré des intérêts moratoires.</li>
<li>Toutefois, le mandataire n&rsquo;a fourni qu&rsquo;un seul relevé bancaire datant de fin 2017, affichant un solde de 242&rsquo;962 euros.</li>
<li>Le contribuable a affirmé avoir hérité de ce compte en 2008, mais son père n&rsquo;est décédé qu&rsquo;en mars 2009.</li>
<li>Face à l&rsquo;absence de preuves et de collaboration, l&rsquo;AFC-GE a considéré la totalité du solde du compte comme un revenu imposable réalisé en 2008.</li>
</ul>
<p>Le résultat fut catastrophique pour le contribuable : la charge fiscale totale, incluant le rappel d&rsquo;impôt, les intérêts moratoires et l&rsquo;amende, s&rsquo;est élevée à environ CHF 330&rsquo;000. Ce montant était supérieur au solde même du compte non déclaré.</p>
<ol start="2">
<li>
<h2><strong> Le fardeau de la preuve : Un principe inflexible</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>En droit fiscal suisse, la répartition du fardeau de la preuve suit des règles strictes qui ne pardonnent pas l&rsquo;impréparation.</p>
<p>Les principes généraux, tirés de l&rsquo;article 8 du Code civil suisse, imposent à l&rsquo;administration fiscale de prouver les faits qui augmentent la charge d&rsquo;impôt. À l&rsquo;inverse, c&rsquo;est au contribuable de prouver les faits qui diminuent ou suppriment cette charge fiscale.</p>
<p>Dans cette affaire, le contribuable alléguait que les fonds provenaient d&rsquo;une succession, ce qui les aurait exonérés de l&rsquo;impôt sur le revenu. Cependant, il n&rsquo;a fourni aucun testament ni convention d&rsquo;avancement d&rsquo;hoirie. Incapable de prouver l&rsquo;origine non imposable des fonds, le contribuable a dû en supporter les conséquences fiscales. Le Tribunal fédéral a confirmé cette approche, soulignant qu&rsquo;il appartenait au contribuable d&rsquo;apporter ces preuves sous peine de voir ses allégations rejetées.</p>
<ol start="3">
<li>
<h2><strong> L&rsquo;impact dévastateur des intérêts moratoires</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>Les intérêts moratoires ne sont pas une sanction pénale, mais visent à rétablir une égalité de traitement entre les contribuables. Celui qui paie ses impôts en retard doit être pénalisé économiquement par rapport à celui qui respecte les délais.</p>
<p>Dans le cas présent, l&rsquo;administration a qualifié les avoirs annoncé spontanément comme du revenu réalisé en 2008. Par conséquent, les intérêts moratoires ont couru pendant près de dix ans. Ce mécanisme a alourdi la facture de manière exponentielle, représentant une part massive de la reprise totale qui se concentrait à 70 % sur la seule année 2008.</p>
<ol start="4">
<li>
<h2><strong> Prescription et tactique procédurale</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>Le droit de l&rsquo;administration fiscale de procéder à un rappel d&rsquo;impôt s&rsquo;éteint 15 ans après la fin de la période fiscale concernée.</p>
<ul>
<li>Pour l&rsquo;année fiscale 2008, ce droit se prescrivait définitivement le 31 décembre 2023.</li>
<li>Le litige portant principalement sur cette année (environ CHF 250&rsquo;000 en jeu), le recours jusqu&rsquo;au Tribunal fédéral relevait d&rsquo;une tactique temporelle.</li>
<li>Si la procédure avait traîné quelques mois de plus, l&rsquo;impôt pour 2008 aurait été prescrit.</li>
<li>Cependant, le Tribunal fédéral a rendu son arrêt très rapidement, en moins de six mois (le 20 juin 2023), empêchant le contribuable d&rsquo;atteindre cette prescription absolue.</li>
</ul>
<p>En matière pénale (amendes pour soustraction d&rsquo;impôt), la prescription est de 10 ans. Ainsi, les amendes pour les années 2008 et 2009 étaient déjà prescrites lorsque l&rsquo;AFC-GE a rendu ses décisions fin 2020, mais celles pour 2010 et les années suivantes restaient valables.</p>
<ol start="5">
<li>
<h2><strong> Droits de la défense : L&rsquo;article 6 CEDH</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>Un aspect fondamental rappelé par notre Haute Cour concerne les droits procéduraux du contribuable. Il faut distinguer la procédure de rappel d&rsquo;impôt de la procédure pour soustraction d&rsquo;impôt.</p>
<p>L&rsquo;article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l&rsquo;homme (CEDH) ne s&rsquo;applique pas à la procédure de rappel d&rsquo;impôt. En revanche, la procédure de soustraction d&rsquo;impôt revêtant un caractère pénal, cette disposition s&rsquo;y applique pleinement. Cela signifie que le contribuable a le droit d&rsquo;être entendu oralement avant qu&rsquo;une amende ne soit prononcée. Ce droit n&rsquo;est toutefois pas automatique : le contribuable doit en formuler la demande expresse, ce qu&rsquo;il peut faire jusqu&rsquo;à la dernière instance cantonale.</p>
<ol start="6">
<li>
<h2><strong> Le risque oublié : L&rsquo;AVS</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>Bien que le Tribunal fédéral ne se soit pas prononcé sur ce point faute de compétence, la requalification des avoirs en revenus imposables soulève la question des cotisations sociales.</p>
<ul>
<li>L&rsquo;administration fiscale n&rsquo;ayant pas pu rattacher ces revenus à la fortune mobilière ou à une activité salariée, ils devraient théoriquement être qualifiés de revenus d&rsquo;une activité lucrative indépendante.</li>
<li>Cette qualification entraîne l&rsquo;obligation de payer des cotisations AVS.</li>
<li>L&rsquo;AFC-GE aurait dû communiquer spontanément cette information à la caisse de compensation AVS.</li>
<li>L&rsquo;enjeu financier supplémentaire, incluant les intérêts moratoires AVS, aurait pu représenter une charge additionnelle d&rsquo;environ 66&rsquo;000 CHF pour le contribuable.</li>
</ul>
<ol start="7">
<li>
<h2><strong> Existe-t-il des alternatives à la dénonciation spontanée?</strong></h2>
</li>
</ol>
<p>Face à de tels risques, un contribuable pourrait être tenté de simplement dépenser l&rsquo;argent caché, d&rsquo;en faire don, ou d&rsquo;effectuer des rachats LPP pour mettre fin à la situation irrégulière sans passer par la case dénonciation.</p>
<p>Cependant, ces alternatives sont vivement déconseillées. Non seulement elles ne régularisent pas le passé (le risque de rappel sur 10 ans demeure), mais elles exposent le contribuable à des accusations de blanchiment de fraude fiscale au sens de l&rsquo;article 305bis du Code pénal. De plus, tout mandataire conseillant de telles manœuvres s&rsquo;exposerait à des poursuites pénales pour complicité et à une responsabilité solidaire pour le paiement de l&rsquo;impôt soustrait.</p>
<p>Dès qu&rsquo;une soustraction d&rsquo;impôt est consommée, la seule voie légale et sûre pour régulariser la situation reste la dénonciation spontanée.</p>
<p><a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?highlight_docid=aza://20-06-2023-9C_39-2023&amp;lang=fr&amp;zoom=&amp;type=show_document" target="_blank" rel="noopener"><strong>Cedric PANCHAUD, Commentaire de l’arrêt du Tribunal fédéral du 20 juin 2023, 9C_39/2023, Une dénonciation spontanée qui tourne au vinaigre in ASA 93 I 5 I 2024, p. 295-315.</strong></a></p>
<p><em>Cedric Panchaud est avocat, docteur en droit, titulaire du brevet de notaire et expert fiscal diplômé. Il intervient régulièrement comme conférencier dans le cadre de séminaires de formation continue (ISIStax, OREF/EXPERTsuisse). Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal.</em></p>
</div><style type="text/css">.fusion-faqs-wrapper #accordian-6 .fusion-panel { border-color:var(--awb-color3); }.fusion-faqs-wrapper #accordian-6 .fusion-panel:hover{ border-color: var(--awb-color3); }.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a .fa-fusion-box:before{ font-size: 16px;width: 16px;}.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a .fa-fusion-box{ color: var(--awb-color1);}.fusion-accordian  #accordian-6 .panel-title a{font-family:var(--awb-typography1-font-family);font-weight:var(--awb-typography1-font-weight);font-style:var(--awb-typography1-font-style);}.fusion-accordian  #accordian-6 .panel-title a:not(:hover){}.fusion-accordian  #accordian-6 .toggle-content{font-family:var(--awb-typography4-font-family);font-weight:var(--awb-typography4-font-weight);font-style:var(--awb-typography4-font-style);}.fusion-accordian #accordian-6 .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color7) !important;border-color: var(--awb-color7) !important;}.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a:hover,.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a.hover { color: var(--awb-color4);}.fusion-faq-shortcode .fusion-accordian #accordian-6 .fusion-toggle-boxed-mode:hover .panel-title a { color: var(--awb-color4);}.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title .active .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a:hover .fa-fusion-box,.fusion-accordian #accordian-6 .panel-title a.hover .fa-fusion-box { background-color: var(--awb-color4)!important;border-color: var(--awb-color4)!important;}</style><div class="fusion-faq-shortcode" style=""><ul role="menu" class="fusion-filters clearfix"><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-filter-all fusion-active"><a role="menuitem" data-filter="*" href="#">All</a></li><li role="presentation" class="fusion-filter fusion-hidden"><a role="menuitem" data-filter=".denonciation-spontanee-en-suisse" href="#">Dénonciation spontanée en Suisse</a></li></ul><div class="fusion-faqs-wrapper"><div class="accordian fusion-accordian"><div class="panel-group " id="accordian-6"><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-912 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qu&rsquo;est-ce que la dénonciation spontanée en droit fiscal suisse ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:37:29+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-912" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-912" href="#collapse-6-912" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qu&rsquo;est-ce que la dénonciation spontanée en droit fiscal suisse ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-912" aria-labelledby="faq_6-912" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La dénonciation spontanée est une démarche par laquelle un contribuable signale volontairement aux autorités fiscales des avoirs ou revenus non déclarés. Lorsqu’elle est effectuée pour la première fois, qu’elle intervient de la propre initiative du contribuable et que les éléments en cause n’étaient pas connus des autorités fiscales, elle permet d’éviter l’amende pour soustraction d’impôt. Le contribuable reste toutefois tenu de s’acquitter des impôts dus ainsi que des intérêts moratoires, et doit collaborer pleinement avec l’administration fiscale.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-915 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelles sont les conditions pour bénéficier de l&rsquo;impunité pénale lors d&rsquo;une dénonciation spontanée ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:38:13+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-915" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-915" href="#collapse-6-915" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelles sont les conditions pour bénéficier de l&rsquo;impunité pénale lors d&rsquo;une dénonciation spontanée ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-915" aria-labelledby="faq_6-915" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>La démarche doit impérativement intervenir à l’initiative du contribuable (non déclenchée par un contrôle, une enquête ou une procédure déjà engagée), complète (l’ensemble des éléments non déclarés doit être annoncé) et accompagnée d’une coopération active du contribuable, qui doit fournir toutes les pièces justificatives demandées et s’efforcer de s’acquitter des impôts dus. Elle n’est valable que si les autorités fiscales n’ont pas déjà connaissance des faits concernés. L’absence de sanction pénale n’est accordée qu’une seule fois dans la vie du contribuable, sous réserve du respect de l’ensemble des conditions légales.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-918 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quels sont les risques concrets d&rsquo;une dénonciation spontanée mal préparée ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:39:02+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-918" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-918" href="#collapse-6-918" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quels sont les risques concrets d&rsquo;une dénonciation spontanée mal préparée ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-918" aria-labelledby="faq_6-918" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Les conséquences peuvent être particulièrement lourdes. Dans l’affaire commentée (TF 9C_39/2023), le contribuable pensait limiter sa dénonciation spontanée à l’impôt sur la fortune. Toutefois, n’ayant pas été en mesure de justifier l’origine non imposable des fonds (héritage, donation ou prescription de l’impôt sur le revenu atteinte), l’autorité fiscale a également procédé à une reprise au titre de l’impôt sur le revenu. Il en a résulté une charge significative, comprenant le rappel d’impôt, l’amende ainsi que des intérêts moratoires accumulés sur plusieurs années. Le montant total fût supérieur aux avoirs non-déclarés.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-921 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Qui supporte le fardeau de la preuve dans une procédure de rappel d&rsquo;impôt ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:50:23+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-921" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-921" href="#collapse-6-921" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Qui supporte le fardeau de la preuve dans une procédure de rappel d&rsquo;impôt ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-921" aria-labelledby="faq_6-921" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Comme dans toute procédure en droit fiscal, il est partagé. L&rsquo;administration fiscale doit prouver les faits qui augmentent la charge d&rsquo;impôt. Le contribuable doit quant à lui prouver les faits qui la diminuent ou l&rsquo;annulent, par exemple l&rsquo;origine non imposable de fonds (succession, donation).</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-924 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Quelle est la durée de prescription applicable en matière de rappel d&rsquo;impôt et d&rsquo;amendes ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:51:00+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-924" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-924" href="#collapse-6-924" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Quelle est la durée de prescription applicable en matière de rappel d&rsquo;impôt et d&rsquo;amendes ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-924" aria-labelledby="faq_6-924" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Le droit d’ouvrir une procédure de rappel d’impôt s’éteint dix ans après la fin de la période fiscale concernée (<strong>péremption</strong>). Une fois la procédure ouverte, le droit de procéder au rappel d’impôt s’éteint quinze ans après la fin de la période fiscale concernée (<strong>péremption</strong>). La prescription applicable aux amendes pour soustraction d’impôt est de dix ans.</p>
<p>Dans l’affaire commentée, le contribuable a recouru jusqu’au Tribunal fédéral, précisément dans l’espoir d’atteindre le délai de péremption de quinze ans, mais sans succès, l’arrêt ayant été rendu avec une célérité inhabituelle, en l’espace de six mois.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-927 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Existe-t-il des alternatives légales à la dénonciation spontanée ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:55:20+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-927" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-927" href="#collapse-6-927" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Existe-t-il des alternatives légales à la dénonciation spontanée ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-927" aria-labelledby="faq_6-927" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Non. Dépenser les avoirs, en faire don, ou effectuer des rachats LPP pour contourner la situation sont des pratiques vivement déconseillées. Non seulement elles ne régularisent pas le passé, mais elles exposent le contribuable à des poursuites pour blanchiment de fraude fiscale (art. 305bis CP) et tout personne l’assistant à une responsabilité solidaire pour le paiement de l&rsquo;impôt soustrait.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-930 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Le droit d’être entendu oralement avant qu&rsquo;une amende ne soit prononcée doit-il expressément être demandé ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:56:07+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-930" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-930" href="#collapse-6-930" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Le droit d’être entendu oralement avant qu&rsquo;une amende ne soit prononcée doit-il expressément être demandé ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-930" aria-labelledby="faq_6-930" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Oui. Le droit d’être entendu oralement, garanti par l’art. 6 § 1 CEDH dans les procédures à caractère pénal (comme la procédure pour soustraction d’impôt), n’est pas automatique. Le contribuable qui souhaite en bénéficier doit en formuler la demande expresse, ce qu&rsquo;il peut faire jusqu&rsquo;à la dernière instance cantonale. Ce droit ne s’applique toutefois pas à la procédure de rappel d’impôt, qui ne revêt pas de caractère pénal. En pratique, une audition du contribuable peut se retourner contre lui. Il convient dès lors de procéder à une pesée des intérêts avant toute demande.</p>
</div></div></div><div class="fusion-panel panel-default fusion-faq-post fusion-faq-post-933 denonciation-spontanee-en-suisse "><span class="entry-title rich-snippet-hidden">Une dénonciation spontanée emporte-elle des risques AVS ?</span><span class="vcard rich-snippet-hidden"><span class="fn"><a href="https://plaw.ch/author/panchaud/" rel="author">Maître Cedric PANCHAUD</a></span></span><span class="updated rich-snippet-hidden">2026-06-12T13:57:13+02:00</span><div class="panel-heading"><h4 id="faq_6-933" class="panel-title toggle"><a data-toggle="collapse" class="collapsed" data-parent="#accordian-6" data-target="#collapse-6-933" href="#collapse-6-933" aria-expanded="false"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-main"><div class="fusion-toggle-icon-wrapper-sub"><i class="fa-fusion-box active-icon awb-icon-minus" aria-hidden="true"></i><i class="fa-fusion-box inactive-icon awb-icon-plus" aria-hidden="true"></i></div></div></div><div class="fusion-toggle-heading">Une dénonciation spontanée emporte-elle des risques AVS ?</div></a></h4></div><div id="collapse-6-933" aria-labelledby="faq_6-933" class="panel-collapse collapse"><div class="panel-body toggle-content post-content"><p>Si l’administration fiscale ne parvient pas à rattacher les avoirs annoncés spontanément à un revenu de fortune mobilière ou à un revenu d’activité lucrative dépendante, elle devrait les requalifier en revenus d’une activité lucrative indépendante, avec pour conséquence l’assujettissement aux cotisations AVS. Dans l’affaire commentée, cet enjeu supplémentaire aurait pu représenter une charge additionnelle d’environ CHF 66’000, une conséquence rarement anticipée par les contribuables et leurs mandataires.</p>
</div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></div></p>
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